Les entreprises ne semblent pas rechercher une réponse unique à leur stratégie d’équipement.
Les résultats suggèrent que les décisions d’équipement sont de plus en plus influencées par le contexte, le type d’équipement et les priorités de l’entreprise.
Propriété ou usage des équipements ?
Tout au long de cette série, nous avons exploré les facteurs qui redéfinissent l’environnement dans lequel les décisions d’équipement sont prises.
Nous avons analysé :
- comment le capital immobilisé dans les équipements peut limiter la croissance ;
- comment la responsabilité sur le cycle de vie des équipements gagne en importance;
- comment les exigences réglementaires ajoutent de nouvelles contraintes ;
- comment les organisations évaluent le rôle des modèles fondés sur l’usage aux côtés de la propriété.
Un constat revient régulièrement dans l’étude. Les décisions d’équipement ne sont plus évaluées uniquement au regard du coût d’acquisition ou des besoins opérationnels. Elles sont de plus en plus analysées dans un contexte marqué par la disponibilité du capital, l’incertitude technologique et les enjeux liés au cycle de vie.
Ces résultats de l’étude ne désignent pas un modèle unique comme solution privilégiée. Ils suggèrent plutôt que les organisations prennent aujourd’hui en compte un éventail plus large de critères qu’auparavant.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
La propriété reste un élément central du paysage
Le rapport ne suggère pas que les organisations abandonnent la propriété. Dans de nombreux cas, celle-ci reste associée à :
- un plus grand contrôle ;
- de la prévisibilité ;
- une disponibilité à long terme.
Ces caractéristiques demeurent importantes dans de nombreux secteurs et pour de nombreux types d’équipements.
Dans le même temps, les résultats suggèrent que les organisations prennent davantage en compte les arbitrages associés à l’engagement du capital sur le long terme, au risque d’obsolescence technologique et à la gestion du cycle de vie.
La propriété demeure donc pertinente, mais elle est de plus en plus évaluée aux côtés d’autres considérations.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Les modèles fondés sur l’usage sont déjà présents
Le rapport montre que les approches fondées sur l’usage font déjà partie du paysage des équipements. À l’échelle européenne :
- 45 % des organisations indiquent accéder à au moins un quart de leurs équipements via le leasing ou des modèles fondés sur l’usage ;
- 58 % estiment qu’un meilleur accès aux équipements via le leasing ou les modèles fondés sur l’usage améliorerait leur agilité ;
- 50 % considèrent que les modèles CAPEX traditionnels exposent les entreprises à des risques financiers inutiles.
Ces résultats suggèrent que certaines organisations associent les approches fondées sur l’usage à davantage de flexibilité, d’agilité et à une meilleure gestion des risques.
Le rapport ne met toutefois pas en évidence une trajectoire unique.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Perspectives Pays
Le rapport met en évidence que les décisions d’équipement sont de plus en plus influencées par de nombreux facteurs contextuels. Par exemple :
- 64 % indiquent que l’incertitude liée aux technologies futures retarde les décisions d’investissement ;
- 39 % identifient la conformité réglementaire comme la principale source d’incertitude dans la planification des CAPEX ;
- 68 % indiquent que les considérations liées au cycle de vie influencent les décisions d’achat ;
- 87 % déclarent rencontrer des difficultés dans la gestion de la fin de vie des équipements.
Pris ensemble, ces résultats suggèrent que les décisions d’équipement deviennent plus conditionnelles et que ce qui est pertinent dans une situation ne l’est pas nécessairement dans une autre. Cette diversité se retrouve également entre les marchés européens.
Aux Pays-Bas, 45 % des organisations indiquent que le capital immobilisé dans les équipements limite fréquemment ou très fréquemment leur croissance, contre 38 % en Espagne.
Par ailleurs, des retards importants ou sévères dans les décisions d’investissement liés à l’incertitude technologique sont signalés par 28 % des répondants aux Pays-Bas et en Belgique, et par 26 % en Italie.
Ce que montre le rapport, ce n’est pas un choix entre propriété et usage. Les résultats suggèrent plutôt que les organisations arbitrent simultanément entre plusieurs priorités. Dans cet environnement, propriété et usage apparaissent moins comme des modèles concurrents que comme différentes options au sein d’une stratégie d’équipement plus large.
Conclusion : au-delà du débat entre propriété et usage
Ce que met en évidence Équipements professionnels en Europe : Perspectives 2026 n’est ni un abandon de la propriété, ni un basculement généralisé vers les modèles fondés sur l’usage. Les résultats décrivent une réalité plus nuancée.
Les organisations évoluent dans un environnement marqué par les contraintes de capital, l’incertitude technologique, la complexité du cycle de vie et les pressions réglementaires.
Dans ce contexte, les décisions d’équipement semblent de plus en plus influencées par une combinaison de considérations opérationnelles, financières et stratégiques. La question n’est donc plus seulement de choisir entre propriété et usage, mais de comprendre comment différentes approches peuvent répondre à différents objectifs selon les contextes.
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Basée sur une étude menée auprès de plus de 1 000 dirigeants dans six secteurs clés, l’édition 2026 de Équipements professionnels en Europe : Perspectives 2026 met en lumière les tendances, les défis et les priorités qui façonnent aujourd’hui les stratégies d’équipement et ce qu’ils impliquent pour les entreprises qui cherchent à rester compétitives.