10.07.2026

Les modèles fondés sur l’usage gagnent en intérêts: pourquoi la flexibilité attire davantage – et ce que cela implique pour les OEM et leurs partenaires de distribution

Dans nos précédents articles, nous avons analysé comment les contraintes de capital, la complexité du cycle de vie, l’incertitude liée aux investissements, les exigences réglementaires et les responsabilités liées à la fin de vie ajoutent de nouvelles contraintes aux décisions d’équipement.

Dans ce contexte, de nombreuses organisations réévaluent la manière dont elles accèdent à leurs équipements et les financent.

Les modèles fondés sur l’usage sont déjà présents dans de nombreuses organisations en Europe. Les données suggèrent toutefois que leur adoption ne dépend pas uniquement de l’intérêt qu’ils suscitent.

Les modèles fondés sur l’usage font déjà partie du paysage des équipements

Les modèles fondés sur l’usage ne sont plus limités à certains secteurs ou applications spécifiques. À l’échelle européenne, 45 % des répondants indiquent déjà accéder à au moins un quart de leurs équipements via le leasing ou des modèles fondés sur l’usage. Ces résultats suggèrent que les approches centrées sur l’accès sont déjà établies au sein d’une part significative des organisations.

Dans le même temps, la propriété demeure un élément important des stratégies d’équipement pour de nombreuses entreprises. Les données décrivent ainsi un paysage dans lequel plusieurs approches coexistent plutôt qu’un passage d’un modèle à un autre.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les entreprises ne semblent pas nécessairement choisir entre propriété et usage.
Les résultats suggèrent qu’elles évaluent différentes approches en fonction du type d’équipement, des exigences opérationnelles et de leurs priorités stratégiques.

Le rapport met en évidence plusieurs raisons expliquant l’intérêt porté aux modèles fondés sur l’usage.

  • 50 % des répondants considèrent que les modèles CAPEX traditionnels exposent les entreprises à des risques financiers inutiles.
  • 58 % indiquent qu’un meilleur accès aux équipements améliorerait leur agilité.

Ces résultats suggèrent que certaines entreprises associent les modèles fondés sur l’usage à davantage de flexibilité et à une plus grande capacité d’adaptation dans un environnement changeant.

Le rapport met également en évidence des liens perçus avec un meilleur accès aux technologies récentes et une exposition réduite au risque d’obsolescence.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les résultats suggèrent que la flexibilité devient un élément de plus en plus visible dans les discussions autour des équipements.
Pour certaines organisations, l’évaluation des équipements semble intégrer des considérations qui dépassent désormais la seule acquisition ou la propriété.

L’intérêt ne se traduit pas automatiquement par une adoption plus large

Malgré les bénéfices perçus, l’adoption reste inégale. Le rapport met en évidence plusieurs facteurs associés à un recours plus limité au leasing et aux modèles fondés sur l’usage. Parmi les freins les plus fréquemment cités :

  • 31 % mentionnent une préférence pour la propriété et le contrôle ;
  • 31 % mentionnent une disponibilité limitée de l’offre ou des fournisseurs ;
  • 29 % évoquent une perception de coûts plus élevés dans le temps ;
  • 28 % citent une incertitude autour des processus de fin de contrat ;
  • 25 % mentionnent un manque de compréhension ou de sensibilisation en interne.

Ces résultats suggèrent que la demande n’est qu’une partie de l’équation. Des facteurs pratiques, opérationnels et organisationnels semblent également jouer un rôle dans l’adoption.on. 

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les résultats suggèrent que l’accessibilité et la lisibilité des modèles peuvent être des éléments aussi importants que les modèles eux-mêmes.
Lorsque la complexité demeure élevée, l’adoption peut rester inégale, même lorsque l’intérêt existe.

Le rôle de la maturité des écosystèmes

Le rapport suggère qu’une adoption plus large dépend de bien plus qu’uniquement l’intérêt des clients. Les modèles fondés sur l’usage reposent sur un écosystème plus vaste incluant :

  • la disponibilité des offres ;
  • la clarté des cadres contractuels ;
  • les capacités opérationnelles ;
  • la compréhension des modèles par les clients.

Lorsque ces éléments sont plus développés, les organisations semblent mieux armées pour évaluer et mettre en œuvre des approches alternatives.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les échanges autour des modèles fondés sur l’usage semblent de plus en plus dépasser la seule question du financement.
La simplicité opérationnelle, la transparence et la facilité de mise en œuvre peuvent également influencer la manière dont ces modèles sont évalués.

Conclusion : de l’intérêt à la mise en œuvre

Les résultats ne mettent pas en évidence un simple basculement vers les modèles fondés sur l’usage. Ils décrivent une situation plus nuancée. Ces modèles sont déjà présents dans de nombreuses organisations et les répondants leur associent des bénéfices tels que la flexibilité, l’agilité et une exposition réduite aux risques financiers.

Dans le même temps, leur adoption reste influencée par des facteurs pratiques, organisationnels et liés aux marchés.

Les résultats suggèrent ainsi que leur développement futur dépendra non seulement de la demande, mais également de la capacité à réduire la complexité et à accompagner leur mise en œuvre au sein de l’écosystème.

Dans notre dernier article, nous réunirons l’ensemble des enseignements afin d’explorer une question plus large : comment les organisations arbitrent-elles entre propriété et usage dans un environnement décisionnel de plus en plus complexe ?