Le paradoxe de la productivité dans les hôpitaux européens
Cet article a été publié pour la première fois dans Healthcare Today Ici. Cet article est disponible uniquement en anglais.
Neil Pein, Directeur Général de BNP Paribas Leasing Solutions, explique que les hôpitaux européens sont confrontés à un dilemme croissant : investir dès maintenant dans les technologies en prenant le risque qu’elles deviennent rapidement obsolètes, ou retarder leurs investissements et passer à côté des gains de productivité qu’elles pourraient apporter.
La Commission européenne a récemment publié « 2026 European Semester Spring Package« , dans lequel elle formule des recommandations en matière de santé à destination de 16 États membres. Ce document met en lumière plusieurs défis persistants auxquels les systèmes de santé européens sont confrontés, notamment en matière d’accès aux soins, d’accessibilité financière, de pénurie de personnel et de préparation à la santé numérique.
Il rappelle également pourquoi les investissements dans la santé doivent être considérés comme des investissements dans la productivité de l’Europe. Une population en bonne santé travaille, innove et contribue à l’économie, tandis qu’un système de santé sous tension produit l’effet inverse en aggravant les pénuries de main-d’œuvre et en pesant davantage sur les finances publiques. Chaque diagnostic retardé et chaque attente prolongée avant un traitement ont des conséquences économiques, en plus de leur impact humain.
Toutefois, si la nécessité d’investir dans la santé fait aujourd’hui consensus, le secteur est confronté à un paradoxe complexe. Les établissements de santé savent qu’ils doivent se moderniser pour réduire les délais d’attente, diminuer le temps consacré aux tâches administratives, accélérer les diagnostics et améliorer les résultats pour les patients. Ils savent aussi que les technologies évoluent à un rythme extrêmement rapide, rendant les décisions d’investissement de plus en plus difficiles à prendre.