Les entreprises ne semblent plus évaluer les équipements uniquement au regard de leur performance ou de leur coût.
Les résultats suggèrent qu’elles accordent aussi une attention croissante à la manière dont les équipements pourront être gérés au-delà de leur utilisation initiale, en particulier lorsque les enjeux liés au cycle de vie sont plus visibles.
La fin de vie des équipements : l’angle mort des stratégies d’équipement — et ce que cela implique pour les OEM et leurs partenaires de distribution
Dans nos précédents articles, nous avons analysé comment le capital immobilisé peut limiter la croissance, comment la complexité du cycle de vie accroît les défis liés à la gestion des équipements, et comment les décisions d’investissement deviennent plus complexes dans un environnement incertain.
Ces différents constats mettent en lumière une évolution plus large : la stratégie d’équipement ne se limite plus à l’acquisition.
Parmi les différents enjeux liés au cycle de vie, la gestion de la fin de vie des équipements apparaît comme un sujet particulièrement complexe.
Une influence croissante sur les décisions d’achat
Les considérations liées au cycle de vie ne concernent plus uniquement les équipes opérationnelles.
Les données montrent qu’elles occupent une place croissante dans les discussions liées aux achats et aux investissements. Ainsi, 68 % des décideurs indiquent que la facilité de gestion de la remise en état, de la réutilisation, du recyclage ou de la mise au rebut influence les décisions d’achat d’équipements.
Ces résultats suggèrent que la fin de vie n’est plus seulement une problématique traitée en aval, mais un élément pris en compte plus tôt dans le processus décisionnel.
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Un défi opérationnel persistant
Si la fin de vie occupe une place croissante dans les décisions d’équipement, le rapport met également en évidence une contrainte opérationnelle importante.
87 % des organisations indiquent que la gestion de la fin de vie des équipements détenus en propre est difficile à gérer.
Cet écart entre l’importance croissante du sujet et les capacités opérationnelles disponibles contribue à expliquer la complexité du cycle de vie observée dans les données.
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Un écart structurel entre attentes et mise en œuvre
Les données mettent également en évidence une tension de nature structurelle. D’un côté, les considérations liées au cycle de vie prennent de l’importance. De l’autre, les organisations indiquent rencontrer des difficultés dans la gestion de la fin de vie des équipements.
Cet écart s’explique notamment par :
- la complexité du suivi des équipements dans le temps ;
- la coordination nécessaire entre de multiples parties prenantes ;
- les exigences de conformité et de reporting.
Les résultats suggèrent que la responsabilisation sur l’ensemble du cycle de vie gagne en importance, mais qu’elle reste soutenue de manière inégale par les structures actuellement en place.
Perception des pays européens
L’écart entre les attentes liées au cycle de vie et les capacités opérationnelles apparaît également dans certaines tendances observées à l’échelle européenne.
Par exemple, aux Pays-Bas, où 45 % des entreprises indiquent que le capital immobilisé constitue fréquemment une contrainte, les arbitrages associés à la gestion des équipements — y compris la fin de vie — peuvent être plus visibles.
De la même manière, l’incertitude liée aux technologies futures retarde les décisions d’investissement dans plusieurs pays : 28 % des répondants aux Pays-Bas et en Belgique, ainsi que 26 % en Italie, évoquent des retards importants ou sévères.
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Responsabilisation sur le cycle de vie et complexité décisionnelle
Pris ensemble, ces éléments mettent en évidence une évolution plus large. La fin de vie des équipements n’apparaît plus comme une étape opérationnelle isolée. Elle est de plus en plus liée à la manière dont les équipements sont sélectionnés, gérés et évalués dans le temps.
Dans le même temps, les capacités permettant de gérer cette complexité restent inégales.
Cette combinaison contribue à une situation où les attentes liées au cycle de vie augmentent alors que les contraintes opérationnelles demeurent.
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Conclusion : un défi de plus en plus visible, mais encore non résolu
Les données ne mettent pas en évidence une transition achevée, mais plutôt un écart.
Les considérations liées à la fin de vie occupent une place croissante dans les stratégies d’équipement. Dans le même temps, les organisations continuent d’indiquer des difficultés à gérer ces processus dans la pratique.
Les résultats suggèrent ainsi que la responsabilisation sur l’ensemble du cycle de vie devient un enjeu de plus en plus important, tandis que les capacités opérationnelles nécessaires à sa mise en œuvre continuent de se développer.
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Basée sur une étude menée auprès de plus de 1 000 dirigeants dans six secteurs clés, l’édition 2026 de Équipements professionnels en Europe : Perspectives 2026 met en lumière les tendances, les défis et les priorités qui façonnent aujourd’hui les stratégies d’équipement et ce qu’ils impliquent pour les entreprises qui cherchent à rester compétitives.