Les entreprises semblent évaluer leurs décisions d’équipement dans un environnement de risque plus large.
Les résultats suggèrent que les considérations liées à la conformité prennent une place croissante dans les discussions d’investissement, aux côtés d’éléments plus traditionnels tels que le coût, la performance et les exigences opérationnelles.
Dans nos précédents articles, nous avons analysé comment les contraintes de capital peuvent limiter la croissance, comment la complexité du cycle de vie augmente en Europe, comment les décisions d’investissement deviennent plus complexes et pourquoi la gestion de la fin de vie demeure un défi opérationnel important.
Pris ensemble, ces différents constats mettent en lumière une autre dimension essentielle des décisions d’équipement : les exigences réglementaires et de reporting.
Ce qui relevait autrefois d’un sujet de conformité traité en aval est désormais de plus en plus intégré à la manière dont les équipements sont évalués, sélectionnés et gérés dans le temps.
Une source croissante d’incertitude
Les exigences réglementaires ne concernent plus uniquement les équipes conformité. 39 % des répondants identifient la conformité réglementaire comme la principale source d’incertitude dans la planification des dépenses d’investissement (CAPEX), devant la politique macroéconomique (24 %) et les risques géopolitiques (21 %).
Ces résultats suggèrent que les enjeux de conformité occupent une place croissante dans les décisions d’investissement en équipements.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Un environnement réglementaire de plus en plus complexe
Les données mettent en évidence une combinaison de facteurs réglementaires, économiques et de reporting qui influencent les décisions d’équipement.
- 42 % citent la politique de taux d’intérêt des banques centrales comme un facteur influent.
- 39 % citent la volatilité des devises et des matières premières.
- 38 % citent la future législation européenne sur l’économie circulaire.
- 38 % citent la pression exercée par les notations ESG et les attentes des investisseurs.
- 37 % citent la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD).
- 37 % citent la Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR).
- 37 % citent les droits de douane mondiaux et les barrières au commerce international.
Pris ensemble, ces résultats suggèrent que les stratégies d’équipement sont évaluées dans un contexte où les considérations économiques, réglementaires et liées à la durabilité se combinent.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Conformité réglementaire et responsabilisation sur le cycle de vie : des enjeux de plus en plus liés
Les réglementations telles que la future législation européenne sur l’économie circulaire, la CSRD ou la SFDR renforcent les attentes en matière de transparence et de responsabilisation sur l’ensemble du cycle de vie des équipements.
Les organisations sont de plus en plus attendues sur leur capacité à démontrer non seulement dans quels équipements elles investissent, mais également comment ces équipements sont gérés tout au long de leur cycle de vie.
Le rapport souligne également que les approches traditionnellement centrées sur la propriété n’intègrent pas toujours les mécanismes de visibilité, de suivi ou de coordination désormais associés à ces attentes croissantes.
Il rappelle également que les résultats obtenus sur le cycle de vie ne dépendent pas uniquement de la structure de financement, mais aussi des capacités opérationnelles et de la maturité des écosystèmes.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Perspectives Pays
Aux Pays-Bas et en Belgique, 28 % des répondants indiquent que l’incertitude liée aux technologies futures retarde fortement ou très fortement leurs décisions d’investissement. En Italie, cette proportion atteint 26 %.
Ces résultats suggèrent que les enjeux réglementaires et de reporting s’inscrivent dans un environnement décisionnel déjà fortement influencé par l’incertitude. Cette complexité est renforcée par d’autres pressions identifiées dans le rapport.
Par exemple, aux Pays-Bas, 45 % des organisations indiquent que le capital immobilisé dans les équipements limite fréquemment ou très fréquemment leur croissance, contre 38 % en Espagne.
Pris ensemble, ces résultats suggèrent que les décisions d’équipement sont prises dans un contexte marqué par plusieurs contraintes simultanées, plutôt qu’en réponse à la seule réglementation.
Conclusion : quand la conformité s’intègre à la stratégie d’équipement
Les résultats ne mettent pas en évidence une transformation guidée uniquement par la conformité, mais une complexification plus générale des décisions d’équipement.
39 % des dirigeants identifient la conformité réglementaire comme leur principale source d’incertitude en matière de CAPEX, tandis que 37 à 38 % citent également les réglementations liées à la durabilité, les exigences de reporting et les attentes des investisseurs comme des facteurs influents.
Ces résultats suggèrent que la conformité est de plus en plus intégrée à la stratégie d’équipement, plutôt que traitée séparément.
Accédez au rapport complet
Basée sur une étude menée auprès de plus de 1 000 dirigeants dans six secteurs clés, l’édition 2026 de Équipements professionnels en Europe : Perspectives 2026 met en lumière les tendances, les défis et les priorités qui façonnent aujourd’hui les stratégies d’équipement et ce qu’ils impliquent pour les entreprises qui cherchent à rester compétitives.
Dans notre prochain article, nous analyserons comment les entreprises arbitrent entre propriété et usage, et pourquoi cette question prend une importance croissante dans un contexte marqué par la complexité.
Dans nos précédents articles, nous avons analysé comment le capital immobilisé peut limiter la croissance, comment la complexité du cycle de vie accroît les défis liés à la gestion des équipements, et comment les décisions d’investissement deviennent plus complexes dans un environnement incertain.
Ces différents constats mettent en lumière une évolution plus large : la stratégie d’équipement ne se limite plus à l’acquisition.
Parmi les différents enjeux liés au cycle de vie, la gestion de la fin de vie des équipements apparaît comme un sujet particulièrement complexe.
Une influence croissante sur les décisions d’achat
Les considérations liées au cycle de vie ne concernent plus uniquement les équipes opérationnelles.
Les données montrent qu’elles occupent une place croissante dans les discussions liées aux achats et aux investissements. Ainsi, 68 % des décideurs indiquent que la facilité de gestion de la remise en état, de la réutilisation, du recyclage ou de la mise au rebut influence les décisions d’achat d’équipements.
Ces résultats suggèrent que la fin de vie n’est plus seulement une problématique traitée en aval, mais un élément pris en compte plus tôt dans le processus décisionnel.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Un défi opérationnel persistant
Si la fin de vie occupe une place croissante dans les décisions d’équipement, le rapport met également en évidence une contrainte opérationnelle importante.
87 % des organisations indiquent que la gestion de la fin de vie des équipements détenus en propre est difficile à gérer.
Cet écart entre l’importance croissante du sujet et les capacités opérationnelles disponibles contribue à expliquer la complexité du cycle de vie observée dans les données.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Un écart structurel entre attentes et mise en œuvre
Les données mettent également en évidence une tension de nature structurelle. D’un côté, les considérations liées au cycle de vie prennent de l’importance. De l’autre, les organisations indiquent rencontrer des difficultés dans la gestion de la fin de vie des équipements.
Cet écart s’explique notamment par :
- la complexité du suivi des équipements dans le temps ;
- la coordination nécessaire entre de multiples parties prenantes ;
- les exigences de conformité et de reporting.
Les résultats suggèrent que la responsabilisation sur l’ensemble du cycle de vie gagne en importance, mais qu’elle reste soutenue de manière inégale par les structures actuellement en place.
Perception des pays européens
L’écart entre les attentes liées au cycle de vie et les capacités opérationnelles apparaît également dans certaines tendances observées à l’échelle européenne.
Par exemple, aux Pays-Bas, où 45 % des entreprises indiquent que le capital immobilisé constitue fréquemment une contrainte, les arbitrages associés à la gestion des équipements — y compris la fin de vie — peuvent être plus visibles.
De la même manière, l’incertitude liée aux technologies futures retarde les décisions d’investissement dans plusieurs pays : 28 % des répondants aux Pays-Bas et en Belgique, ainsi que 26 % en Italie, évoquent des retards importants ou sévères.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Responsabilisation sur le cycle de vie et complexité décisionnelle
Pris ensemble, ces éléments mettent en évidence une évolution plus large. La fin de vie des équipements n’apparaît plus comme une étape opérationnelle isolée. Elle est de plus en plus liée à la manière dont les équipements sont sélectionnés, gérés et évalués dans le temps.
Dans le même temps, les capacités permettant de gérer cette complexité restent inégales.
Cette combinaison contribue à une situation où les attentes liées au cycle de vie augmentent alors que les contraintes opérationnelles demeurent.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Conclusion : un défi de plus en plus visible, mais encore non résolu
Les données ne mettent pas en évidence une transition achevée, mais plutôt un écart.
Les considérations liées à la fin de vie occupent une place croissante dans les stratégies d’équipement. Dans le même temps, les organisations continuent d’indiquer des difficultés à gérer ces processus dans la pratique.
Les résultats suggèrent ainsi que la responsabilisation sur l’ensemble du cycle de vie devient un enjeu de plus en plus important, tandis que les capacités opérationnelles nécessaires à sa mise en œuvre continuent de se développer.
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Basée sur une étude menée auprès de plus de 1 000 dirigeants dans six secteurs clés, l’édition 2026 de Équipements professionnels en Europe : Perspectives 2026 met en lumière les tendances, les défis et les priorités qui façonnent aujourd’hui les stratégies d’équipement et ce qu’ils impliquent pour les entreprises qui cherchent à rester compétitives.
Dans notre prochain article, nous analyserons comment ces différentes pressions s’articulent entre elles, et pourquoi l’équilibre entre propriété et usage devient une question centrale dans les stratégies d’équipement.
Dans nos précédents articles, nous avons analysé comment le capital immobilisé peut limiter la croissance, comment la complexité du cycle de vie accroît les enjeux liés à la gestion des équipements, et comment les modèles fondés sur l’usage sont envisagés aux côtés de la propriété dans ce contexte.
Pris ensemble, ces éléments soulèvent une question plus large : comment les entreprises abordent-elles leurs décisions d’investissement dans un environnement de plus en plus incertain ?
À l’échelle européenne, les données mettent en évidence un contexte dans lequel l’investissement ne ralentit pas nécessairement, mais où l’engagement du capital devient plus complexe.
Un environnement marqué par l’incertitude
Les conditions dans lesquelles les décisions d’équipement sont prises ont évolué.
L’accélération des cycles technologiques réduit la durée de vie des équipements. Dans le même temps, l’incertitude liée aux évolutions technologiques influence la manière dont les organisations abordent leurs engagements à long terme. 64 % des décideurs indiquent que cette incertitude retarde les décisions de dépenses d’investissement. Les décisions d’investissement s’inscrivent ainsi dans un contexte marqué par des pressions technologiques, financières et opérationnelles.
Perception des pays européens
L’intensité de ces pressions varie d’un pays à l’autre. Par exemple, aux Pays-Bas et en Belgique, 28 % des dirigeants indiquent que l’incertitude technologique retarde fortement leurs décisions d’investissement, contre 26 % en Italie. Ces données suggèrent que si les dynamiques sont communes, leur expression varie selon les contextes.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Le capital comme contrainte structurelle
Cette incertitude s’inscrit dans un contexte déjà contraint. Comme indiqué dans notre rapport, 87 % des dirigeants indiquent que le capital immobilisé a déjà limité leur croissance. Cela signifie que les décisions d’investissement sont prises dans un cadre où les ressources sont limitées, et où l’engagement de capital aujourd’hui peut réduire la flexibilité à moyen terme. Les investissements sont ainsi évalués non seulement en termes de coût ou de rendement, mais également en fonction des arbitrages qu’ils impliquent.
Perception des pays européens
Les données mettent aussi en évidence les variations géographiques concernant la fréquence à laquelle les contraintes de capital sont rencontrées. Aux Pays-Bas, 45 % des dirigeants indiquent que le capital immobilisé limite fréquemment la croissance, contre 38 % en Espagne.
Aucun marché n’est exempt de cette dynamique, mais son intensité diffère.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Une tension dans la prise de décision
Les données mettent en évidence une tension récurrente. D’un côté, repousser un investissement peut accroître l’exposition à l’obsolescence et ralentir l’innovation.
De l’autre, investir trop tôt peut augmenter le risque d’obsolescence et réduire la flexibilité. Cette tension ne conduit pas à une trajectoire unique.
Les résultats suggèrent que les décisions deviennent plus conditionnelles, en fonction du timing, du type d’équipement et du niveau d’incertitude.
Perception des pays européens
Cette tension se retrouve dans différentes régions, même si l’équilibre entre ces risques peut varier selon le secteur et les conditions du marché. Des secteurs comme la santé, le transport et la logistique, ainsi que l’agriculture, signalent certains des niveaux les plus élevés de contraintes de capital (environ 36 à 38 %), ce qui laisse penser que l’interaction entre l’engagement en capital et le risque d’obsolescence est peut-être plus visible dans les environnements où l’équipement est fortement utilisé.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Incertitude et temporalité des décisions
Au-delà de la technologie, d’après notre rapport, les perspectives soulignent également des facteurs plus larges qui influencent la prise de décision. Les conditions économiques, le coût du capital et l’incertitude générale du marché sont tous cités comme des éléments influençant les décisions d’investissement dans les équipements. Cela ne change pas forcément le besoin d’investir, mais peut affecter :
- le moment des décisions
- l’ampleur des engagements
- le niveau de flexibilité recherché
Ils contribuent à une approche plus prudente, avec des décisions réévaluées plutôt qu’accélérées.
Perception des pays européens
Les différents environnements économiques à travers l’Europe peuvent contribuer à des variations dans la façon dont ces facteurs d’incertitude se font ressentir. Les marchés plus exposés aux pressions sur le coût du capital ou à des conditions économiques plus volatiles peuvent voir un impact plus fort sur le moment des décisions, même si les contraintes sous-jacentes restent les mêmes partout.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
La propriété reste pertinente, mais différemment évaluée
Malgré ces pressions, la propriété continue de jouer un rôle important. Dans de nombreux cas, elle reste associée au contrôle, à la prévisibilité et à l’utilisation à long terme. En même temps, les données suggèrent que la propriété est de plus en plus évaluée dans son contexte en tenant compte de :
- l’engagement en capital
- le risque technologique
- la flexibilité dans le temps
Cela n’indique pas un abandon de la propriété, mais une évaluation plus situationnelle de quand elle est appropriée.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Conclusion : des décisions d’investissement sous contrainte
Les résultats ne mettent pas en évidence une baisse des investissements, mais une évolution de leur évaluation. Les contraintes de capital, l’incertitude technologique et la complexité opérationnelle rendent les décisions plus conditionnelles.
L’investissement devient moins une décision ponctuelle qu’un ensemble d’arbitrages dans le temps. Les données suggèrent un environnement dans lequel les entreprises continuent d’investir, mais dans un cadre de contraintes et d’incertitudes renforcées
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Basée sur une étude menée auprès de plus de 1 000 dirigeants dans six secteurs clés, l’édition 2026 de Équipements professionnels en Europe : Perspectives 2026 met en lumière les tendances, les défis et les priorités qui façonnent aujourd’hui les stratégies d’équipement et ce qu’ils impliquent pour les entreprises qui cherchent à rester compétitives.
Dans notre prochain article, nous jetons un coup d’œil plus attentif à la gestion de la fin de vie et pourquoi elle influence de plus en plus les décisions d’achat, tout en restant un défi opérationnel important pour de nombreuses organisations.
Dans nos précédents articles, nous avons analysé comment le capital immobilisé et la gestion du cycle de vie peuvent limiter la croissance et accroître la complexité des stratégies d’équipement en Europe. Ensemble, ces pressions soulèvent une question : à mesure que la propriété devient plus complexe à gérer, comment les entreprises appréhendent-elles des modèles alternatifs ?
À l’échelle européenne, le rapport montre que certaines organisations recourent à des modèles fondés sur l’usage pour une partie de leurs équipements. 45 % des entreprises indiquent déjà accéder à au moins un quart de leurs équipements via ces modèles. Dans le même temps, les résultats suggèrent une réalité plus nuancée. L’adoption ne semble pas progresser de manière uniforme et reste, dans de nombreux cas, contrainte par différents facteurs.
Parmi les freins les plus fréquemment mentionnés :
- une préférence pour la propriété
- une offre limitée de la part des fournisseurs
- une perception de coûts plus élevés dans le temps
- un manque de compréhension interne de ces modèles
- une incertitude sur les modalités de fin de contrat
- une complexité comptable ou de reporting
- des contraintes liées aux politiques d’achats
Pris ensemble, ces éléments créent des points de friction qui permettent d’éclairer pourquoi l’adoption reste inégale.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Les dirigeants reconnaissent la valeur des modèles fondés sur l’usage
Malgré ces freins, le rapport met en évidence que les dirigeants identifient certains bénéfices associés à ces modèles :
- 58 % indiquent qu’un meilleur accès aux équipements améliorerait leur agilité
- 50 % estiment que les modèles CAPEX traditionnels exposent à des risques financiers inutiles
- 49 % considèrent qu’un accès plus flexible faciliterait leur adaptation aux variations de la demande
Les résultats suggèrent également que certaines organisations associent ces modèles à :
- un meilleur accès aux technologies récentes
- une exposition réduite à l’obsolescence
- une plus grande flexibilité dans des environnements incertains
Ces éléments indiquent que les modèles fondés sur l’usage peuvent être perçus non seulement comme des alternatives de financement, mais aussi comme des leviers de flexibilité dans certains contextes.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
La propriété reste importante, mais son rôle est réévalué
Malgré la présence des modèles fondés sur l’usage, la propriété demeure un élément structurant des stratégies d’équipement. Dans de nombreux secteurs, elle continue d’apporter :
- contrôle
- prévisibilité
- stabilité à long terme
Dans le même temps, les données suggèrent que son rôle est de plus en plus évalué en fonction du contexte.
Plutôt qu’un choix binaire, les entreprises semblent considérer la propriété aux côtés d’autres approches, selon le type d’équipement, le cycle de vie et les priorités stratégiques.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Conclusion : un paysage plus complexe entre propriété et usage
Les résultats du rapport ne mettent pas en évidence une transition simple vers les modèles fondés sur l’usage.
Ils décrivent plutôt une situation plus complexe, dans laquelle :
- ces modèles sont déjà présents
- certains bénéfices sont identifiés
- mais leur adoption reste influencée par des facteurs pratiques, structurels et liés aux écosystèmes
Dans l’ensemble, les données suggèrent davantage une phase de réévaluation qu’un basculement linéaire, où différentes approches sont envisagées en parallèle, selon les contextes.
FAQ
Qu’est-ce qu’un modèle fondé sur l’usage ?
Il s’agit d’une approche dans laquelle les entreprises privilégient l’accès, la flexibilité ou la performance plutôt que la propriété. Cela inclut notamment le leasing (sans option d’achat), la location ou des modèles par abonnement.
Les résultats suggèrent que certaines organisations associent ces modèles à davantage de flexibilité, à un meilleur accès aux technologies et à une exposition réduite à l’obsolescence.
Les données mettent en évidence des freins tels que la préférence pour la propriété, une offre limitée, la perception des coûts, ou encore un manque de compréhension interne.
Les résultats ne vont pas dans ce sens. Ils suggèrent plutôt que la propriété est évaluée aux côtés d’autres approches, selon le contexte.
Le rapport ne met pas en évidence un remplacement. Il suggère plutôt une coexistence de plusieurs approches, combinées en fonction des besoins et des contraintes.
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Basée sur une étude menée auprès de plus de 1 000 dirigeants dans six secteurs clés, l’édition 2026 de Équipements professionnels en Europe : Perspectives 2026 met en lumière les tendances, les défis et les priorités qui façonnent aujourd’hui les stratégies d’équipement et ce qu’ils impliquent pour les entreprises qui cherchent à rester compétitives.
Dans notre prochain article, nous aborderons une question plus large : si propriété et usage ont chacun un rôle à jouer, comment les entreprises appréhendent-elles leur articulation ?
Dans notre précédent article, nous avons analysé comment le capital immobilisé peut limiter la croissance des entreprises européennes et pourquoi les décisions de propriété deviennent plus difficiles à justifier dans un environnement en évolution rapide. Mais la stratégie d’équipement n’est pas uniquement influencée par des contraintes financières.
Un second phénomène, tout aussi structurant, apparaît dans les données : la complexité croissante de la gestion des équipements au-delà de leur acquisition. Les décisions d’équipement sont souvent perçues comme des moments ponctuels : un achat, un contrat, un déploiement. Les résultats suggèrent que, dans de nombreux cas, elles s’inscrivent désormais dans des responsabilités qui se prolongent dans le temps.
Celles-ci incluent le suivi des équipements, la conformité, la maintenance et la coordination de la fin de vie. Et pour de nombreuses entreprises européennes, cette évolution semble difficile à mettre en œuvre en pratique.
Notre étude Équipements professionnels en Europe : Perspectives 2026, menée auprès de plus de 1 000 décideurs dans 11 pays européens, met en évidence une réalité : la stratégie d’équipement ne se limite plus à l’accès ou au financement. Elle inclut également la gestion des équipements sur l’ensemble de leur cycle de vie, dans un contexte d’exigences croissantes.
Pour les fabricants, distributeurs et fournisseurs d’équipements, ces constats ont des implications directes. Ils éclairent la manière dont les équipements sont évalués, la façon dont les décisions d’achat sont abordées, et plus largement ce qui entre en ligne de compte dans la notion de valeur.
Un contexte en évolution : des exigences accrues sur le cycle de vie
Les entreprises évoluent dans un environnement de plus en plus complexe.
Outre les pressions économiques telles que les taux d’intérêt, les contraintes liées au coût du capital ou la volatilité des chaînes d’approvisionnement s’ajoutent des exigences réglementaires et de reporting accrues.
Des cadres comme la CSRD, la SFDR ou les initiatives européennes liées à l’économie circulaire renforcent les attentes en matière de transparence, de traçabilité et de gestion des équipements dans le temps.
Dans ce contexte, les décisions d’équipement ne reposent plus uniquement sur la performance ou le prix. Elles sont également évaluées à l’aune de la manière dont les équipements peuvent être :
- suivis tout au long de leur cycle de vie
- maintenus et optimisés
- redéployés, remis à neuf ou recyclés
- documentés à des fins de conformité et de reporting
Ce qui relevait auparavant de l’exploitation tend à être pris en compte plus en amont, dans les décisions d’achat et d’investissement.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
La gestion du cycle de vie influence déjà les décisions d’achat
Cette évolution apparaît clairement dans les données. 68 % des dirigeants européens indiquent que la facilité de gestion de la remise en état, de la réutilisation, du recyclage ou de la mise au rebut influence leurs décisions d’achat.
Les considérations liées au cycle de vie ne sont donc plus secondaires. Elles font désormais partie des critères pris en compte dès l’amont. Cependant, l’importance croissante de ces enjeux ne s’accompagne pas toujours d’un niveau de préparation équivalent. Près de neuf organisations sur dix (87 %) déclarent que la gestion de la fin de vie des équipements détenus est difficile.
Ces résultats mettent en évidence un écart : les attentes évoluent, mais les capacités opérationnelles, les processus et la visibilité nécessaires restent en développement dans de nombreux cas.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Un écart structurel entre attentes et capacités
Cet écart ne relève pas uniquement d’une question d’intention. Il s’inscrit dans des structures existantes. Les modèles de propriété traditionnels ont été conçus principalement autour de l’acquisition et de l’amortissement. Ils n’intègrent pas systématiquement des mécanismes de visibilité, de suivi ou de coordination sur l’ensemble du cycle de vie. Or, les organisations sont aujourd’hui amenées à :
- suivre les équipements avec davantage de précision
- rendre compte de leur impact sur le cycle de vie
- organiser leur gestion en fin de vie
Dans de nombreux cas, les outils, les processus et les écosystèmes nécessaires à cette gestion à grande échelle sont encore en cours de développement. Cela contribue à expliquer pourquoi la gestion du cycle de vie apparaît à la fois comme une priorité croissante et un défi opérationnel.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Le rôle du financement : un levier parmi d’autres
Les modèles de financement peuvent jouer un rôle dans la gestion du cycle de vie.
Dans certains cas, des solutions intégrant des mécanismes de restitution peuvent faciliter :
- le redéploiement des équipements
- leur remise en état
- une meilleure visibilité du cycle de vie
Ces modèles ne déterminent pas à eux seuls les résultats. Ces derniers dépendent également de facteurs tels que :
- la conception des équipements
- les pratiques de maintenance
- la coordination des chaînes d’approvisionnement
- la capacité à suivre et gérer les équipements dans le temps
La gestion du cycle de vie ne relève donc pas uniquement d’une logique financière. Elle s’inscrit dans une approche plus large, opérationnelle et liée aux écosystèmes.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
La propriété reste importante, mais son rôle évolue
Malgré ces évolutions, la propriété demeure un élément structurant des stratégies d’équipement. Dans de nombreux secteurs, elle continue d’apporter :
- contrôle
- prévisibilité
- stabilité à long terme
Les données suggèrent toutefois que son rôle est de plus en plus évalué au regard du contexte. La question ne porte plus uniquement sur l’importance de la propriété, mais sur la manière dont elle s’intègre dans une approche plus large, incluant gestion du cycle de vie, flexibilité et exigences de conformité.
Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements
Conclusion : une approche élargie de la stratégie d’équipement
Les résultats du rapport suggèrent une refonte de la manière dont les stratégies d’équipement sont appréhendées. Les décisions ne se limitent plus à une transaction ponctuelle. Elles s’inscrivent dans un processus qui intègre : acquisition, utilisation, optimisation et fin de vie. Cela introduit une complexité accrue pour les entreprises, et élargit les éléments pris en compte dans l’évaluation des équipements. La question ne porte plus seulement sur les caractéristiques d’un équipement.
Elle inclut aussi la manière dont celui-ci peut être géré dans le temps.
Foire aux questions
Elle désigne la gestion des équipements sur l’ensemble de leur cycle de vie : utilisation, maintenance, suivi et gestion de la fin de vie (réemploi, recyclage, élimination).
Les données mettent en évidence l’effet combiné des exigences réglementaires, des attentes en matière de transparence et de la complexité opérationnelle.
87 % des entreprises indiquent rencontrer des difficultés, ce qui reflète un écart entre les attentes et les capacités opérationnelles disponibles.
Les résultats suggèrent que la gestion du cycle de vie devient un élément de plus en plus intégré dans l’évaluation des équipements.
Accédez au rapport complet
Basée sur une étude menée auprès de plus de 1 000 dirigeants dans six secteurs clés, l’édition 2026 de Équipements professionnels en Europe : Perspectives 2026 met en lumière les tendances, les défis et les priorités qui façonnent aujourd’hui les stratégies d’équipement et ce qu’ils impliquent pour les entreprises qui cherchent à rester compétitives.
Dans notre prochain article, nous explorerons comment les entreprises abordent l’équilibre entre propriété et usage et ce que les données suggèrent quant à l’adoption des modèles fondés sur l’usage en Europe.
On parle souvent des équipements en termes d’investissement. Rarement en termes de capital immobilisé. Pourtant, c’est exactement ce que révèle notre étude Équipements professionnels en Europe : perspectives 2026, menée auprès de plus de 1 000 décideurs dans 11 pays européens : pour une large majorité d’entreprises, le capital immobilisé dans des équipements physiques est devenu un frein réel à la croissance.
Pour les fabricants, distributeurs et fournisseurs d’équipements, ces constats sont loin d’être anecdotiques. Ils expliquent pourquoi les échanges avec les clients finaux deviennent plus complexes, pourquoi les décisions d’achat se bloquent plus tard dans le cycle de vente, et pourquoi la manière dont les équipements sont financés influence de plus en plus… la décision d’achat elle-même.
Ce qui suit est une lecture du monde de vos clients et de ce que cela signifie concrètement pour votre stratégie de mise sur le marché.
Un contexte qui accentue le phénomène
Pour comprendre pourquoi l’immobilisation du capital est aujourd’hui si problématique, il faut d’abord regarder l’environnement dans lequel les entreprises évoluent.
95 % des décideurs interrogés estiment que leurs équipements deviennent obsolètes plus rapidement qu’il y a cinq ans. Les cycles technologiques s’accélèrent, les standards de performance évoluent rapidement, et les équipements intègrent de plus en plus de logiciels et de connectivité. Résultat : 43 % des répondants déclarent que leurs équipements deviennent parfois obsolètes avant même d’avoir généré le retour sur investissement attendu.
Dans ce contexte, s’engager sur un investissement lourd à long terme devient un exercice risqué. Et c’est précisément là que l’immobilisation du capital devient un problème central : on immobilise du capital dans des équipements qui perdent de la valeur plus vite que prévu, pendant que les opportunités de croissance, elles, n’attendent pas.
Ce que cela signifie pour les OEM (fabricants d’équipements) et fournisseurs d’équipements
Quand la propriété des équipements freine la croissance des entreprises
Le chiffre est sans appel : 87 % des dirigeants interrogés indiquent que l’immobilisation de capital dans des équipements a, à un moment donné, limité les opportunités de croissance de leur entreprise. Seuls 13 % déclarent n’avoir jamais rencontré ce problème.
Ce n’est donc pas un phénomène marginal. C’est la norme. Et pour 35 % des répondants, cette contrainte se produit fréquemment ou très fréquemment — pas occasionnellement, mais de manière récurrente.
Les variations géographiques confirment l’ampleur du sujet : les Pays-Bas affichent la proportion la plus élevée de contraintes fréquentes (45 %), suivis par l’Espagne (38 %). Aucun marché n’est toutefois épargné. Dans des secteurs à forte intensité d’équipements comme la santé, le transport-logistique ou l’agriculture, ce phénomène est cité comme particulièrement impactant.
Où les entreprises investiraient si ce capital était libéré
Ce que les chiffres ne disent pas directement, c’est ce que représente concrètement ce capital bloqué. Quand on demande aux dirigeants ce qu’ils feraient s’il était libéré, la réponse est claire : ils investiraient dans des domaines qui définissent la compétitivité future.
Un tiers (33 %) citerait des initiatives de durabilité et de technologies vertes. 32 % privilégieraient l’expansion sur de nouveaux marchés. Autant investiraient dans la transformation numérique ou les mises à niveau technologiques. 31 % orienteraient ce capital vers l’innovation et la R&D.
Ce qui ressort de ces réponses, c’est leur diversité. Les dirigeants ne cherchent pas une alternative unique : ils cherchent la liberté de rééquilibrer leurs investissements en fonction de leurs priorités stratégiques du moment. Or, c’est précisément cette liberté que l’immobilisation du capital leur retire.
Ce que cela signifie pour les OEM (fabricants d’équipements) et fournisseurs d’équipements
L’incertitude technologique renforce la complexité des décisions
À cette contrainte s’ajoute un autre facteur clé : 64 % des décideurs déclarent que l’incertitude autour des technologies futures retarde leurs décisions d’investissement en équipements. Investir maintenant, c’est risquer l’obsolescence. Attendre, c’est risquer de perdre en compétitivité. Un dilemme difficile à trancher quand le capital est déjà contraint.
Ce phénomène crée une forme de paralysie partielle : les entreprises savent qu’elles doivent investir, mais hésitent sur le moment et sur la technologie à privilégier. Paradoxalement, cette hésitation prolonge la durée de vie d’équipements vieillissants et accentue encore le problème d’obsolescence.
Ce que cela signifie pour les OEM (fabricants d’équipements) et fournisseurs d’équipements
La propriété reste dominante, mais les perspectives évoluent
Malgré ces tensions, la propriété reste le modèle de financement majoritaire : 41 % des entreprises financent principalement leurs équipements par achat direct. Ce n’est pas surprenant. La propriété offre du contrôle, de la stabilité, et reste perçue comme fondamentale dans de nombreux secteurs.
Mais ce qui évolue, c’est la manière dont les dirigeants l’évaluent. La question n’est plus « Doit-on posséder ? », mais plutôt « Dans quels cas le capital immobilisé par la propriété reste-t-il justifié? » C’est un changement de perspective subtil, mais significatif.
Ce que cela signifie pour les OEM (fabricants d’équipements) et fournisseurs d’équipements
Foire aux questions
L’immobilisation du capital désigne les ressources financières bloquées dans des équipements détenus en propre, et qui ne peuvent donc pas être utilisées ailleurs dans l’entreprise. Selon l’étude Équipements professionnels en Europe : perspectives 2026 de BNP Paribas Leasing Solutions, 87 % des dirigeants européens indiquent que ce phénomène a, à un moment donné, freiné la croissance de leur entreprise.
95 % des décideurs interrogés estiment que les équipements deviennent obsolètes plus rapidement qu’il y a cinq ans, en raison de l’accélération des cycles technologiques, de l’intégration de logiciels et de standards de connectivité évoluant indépendamment du matériel.
Les entreprises évaluent de plus en plus des solutions comme le leasing, les modèles basés sur l’usage, l’équipement en tant que service ou les abonnements, en complément de l’achat traditionnel. Le choix dépend notamment du type d’équipement, de la durée des cycles technologiques et du niveau de flexibilité recherché.
L’évolution de la perception des acheteurs implique que les fabricants et distributeurs sont de plus en plus attendus sur leur capacité à proposer des solutions de financement flexibles. Ceux qui intègrent ces options dès leur stratégie commerciale réduisent un point de friction que leurs concurrents continuent de subir.
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Basée sur une étude menée auprès de plus de 1 000 dirigeants dans six secteurs clés, l’édition 2026 de Équipements professionnels en Europe : Perspectives 2026 met en lumière les tendances, les défis et les priorités qui façonnent aujourd’hui les stratégies d’équipement et ce qu’ils impliquent pour les entreprises qui cherchent à rester compétitives.
Dans notre prochain article, nous explorons un autre défi majeur identifié par les décideurs européens : la complexité croissante de la gestion du cycle de vie des équipements et la manière dont elle redéfinit les critères d’approvisionnement des entreprises européennes.
Une récente étude de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) a passé en revue les preuves montrant comment les stratégies d’économie circulaire peuvent contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’une de ses contributions les plus utiles n’est pas un chiffre clé, mais un cadre de réflexion : l’impact se situe avant l’usage, pendant l’usage et après l’usage.
Pour les dirigeants d’entreprise, il s’agit moins de discours sur la durabilité que de la manière dont les équipements créent de la valeur dans le temps.
La circularité ne se limite pas au recyclage. Elle concerne la façon dont les produits sont conçus, l’intensité avec laquelle ils sont utilisés et ce qu’il advient d’eux une fois leur premier cycle d’utilisation terminé.
De plus en plus, ces différentes étapes sont commercialement interconnectées.
Avant l’usage : la conception détermine les coûts et la performance
Une part significative de la structure de coûts d’un produit – et de son empreinte environnementale – est définie dès la phase de conception et de production.
Les décisions liées à :
- la durabilité
- la réparabilité
- la modularité
- l’efficacité des matériaux
ont un impact direct sur la disponibilité des équipements, les coûts de maintenance et la fréquence de remplacement.
Les fabricants réagissent déjà à la volatilité des chaînes d’approvisionnement, aux contraintes sur les matières premières et à la pression réglementaire. Concevoir des produits qui durent plus longtemps et qui peuvent être mis à niveau plutôt que remplacés devient un enjeu de compétitivité.
Les modèles économiques jouent ici un rôle clé. Lorsque la valeur est délivrée dans le temps, et non captée uniquement au moment de la vente, la durabilité et la capacité de maintenance deviennent des leviers commerciaux à part entière.
Pendant l’usage : l’utilisation est une question d’efficacité
La phase « pendant l’usage » est souvent négligée dans les discussions de direction, alors qu’elle concentre d’importantes inefficiences opérationnelles.
Dans de nombreux secteurs, les équipements sont fréquemment :
- sous-utilisés
- remplacés plus tôt que nécessaire
- entretenus de manière irrégulière
- déconnectés d’une planification structurée du cycle de vie
D’un point de vue managérial, cela représente du capital immobilisé et des coûts évitables. Les approches basées sur l’usage – comme le leasing, le product-as-a-service ou les contrats Pay-per-Use – déplacent le focus de la propriété vers la valeur délivrée. La question n’est plus « Qui possède l’équipement? », mais « À quel point cet équipement délivre-t-il efficacement de la valeur ? ».
Des taux d’utilisation plus élevés permettent de produire le même niveau de performance avec moins d’actifs. L’allongement de la durée de vie réduit les cycles de remplacement et les perturbations associées. Une maintenance structurée améliore la fiabilité et la productivité.
Les travaux analysés par l’Agence européenne pour l’environnement suggèrent que ces évolutions peuvent contribuer à la réduction des émissions en diminuant la demande de nouveaux produits. Mais même sans prisme climatique, la logique économique est claire : une meilleure utilisation améliore l’efficacité du capital et la résilience opérationnelle.
Les bénéfices en matière d’émissions sont un effet secondaire d’une productivité accrue des équipements, et non une finalité isolée.
Après l’usage : la valorisation dépend des décisions prises en amont
Le recyclage et la valorisation restent essentiels, mais ils compensent rarement une utilisation inefficace en amont.
Les résultats en fin de vie dépendent notamment :
- de la conception du produit (réemploi, reconditionnement, démontabilité)
- du suivi des données d’usage et d’état
- de l’existence d’applications ou de marchés secondaires
Lorsque les équipements sont déployés dans des cadres structurés, avec un suivi de la maintenance et de leur état, le reconditionnement et le redéploiement deviennent plus réalistes.
Pour l’utilisateur, cela se traduit par des transitions plus fluides, moins de perturbations opérationnelles et une planification des actifs plus prévisible.
Là encore, le moteur principal est la continuité et l’efficacité opérationnelle. Les bénéfices environnementaux apparaissent lorsque moins de nouveaux produits doivent être fabriqués pour remplacer des équipements mis au rebut prématurément.
Relier les phases : pourquoi le modèle économique est déterminant
Le cadre de cycle de vie proposé par l’AEE met en lumière un point très concret : les trois phases se renforcent mutuellement.
- La conception influence la durée de vie.
- L’utilisation influence la demande de remplacement.
- La traçabilité influence les possibilités de redéploiement.
Les modèles basés sur l’usage agissent principalement pendant la phase d’utilisation, mais leurs effets s’étendent aux autres étapes. Lorsque les revenus sont liés à la performance dans le temps :
- l’incitation à concevoir des produits durables est renforcée ;
- la maintenance devient structurée plutôt que réactive ;
- la planification des équipements repose sur le cycle de vie et non sur la transaction.
Cette approche ne garantit pas automatiquement une baisse des émissions. Les résultats dépendent des secteurs, des systèmes énergétiques et des comportements des utilisateurs.
Elle crée toutefois des conditions favorables à une réduction des flux de matières – et donc des émissions liées à la production en amont.
Pour le management général, cela se traduit par :
- une meilleure productivité des équipements;
- une moindre volatilité des coûts sur le cycle de vie ;
- une réduction des arrêts opérationnels ;
- une collaboration renforcée avec les fournisseurs.
La dimension climatique s’inscrit de plus en plus au cœur de ces choix opérationnels, et non en marge.
Une approche pragmatique
Les discussions sur l’économie circulaire peuvent rapidement devenir abstraites. La question la plus pertinente pour les dirigeants est pourtant simple : comment extraire davantage de valeur des équipements déjà en circulation ?
- Prolonger la durée d’usage de deux ou trois ans ?
- Augmenter les taux d’utilisation entre différents segments de clients ?
- Concevoir des produits pouvant être mis à niveau plutôt que remplacés ?
Ce sont des décisions opérationnelles aux conséquences financières bien réelles.
Les recherches de l’Agence européenne pour l’environnement suggèrent que, lorsqu’elles sont mises en œuvre à grande échelle, ces évolutions peuvent également contribuer à la réduction des émissions. L’ampleur de l’impact varie et doit être mesurée, non présumée.
Aucun modèle unique ne garantit les résultats. L’enjeu est de savoir si la pensée cycle de vie s’ancre durablement dans les décisions commerciales.
Dans cette perspective, l’économie circulaire relève moins de la gestion des déchets que de la stratégie d’équipements – et, pour de nombreux secteurs, cette réflexion quitte déjà les équipes RSE pour s’inviter dans les salles de conseil d’administration.
Alors que les entreprises accélèrent leurs efforts de transformation numérique, le volume d’équipements informatiques en circulation continue de croître, tout comme le défi de les gérer de manière efficace et responsable.
Chez BNP Paribas Leasing Solutions, notre raison d’être « donner de l’élan à l’économie circulaire pour préserver le monde que nous partageons« , se traduit par des initiatives concrètes. L’une des plus significatives est notre joint-venture avec BNP Paribas 3 Step IT, une coentreprise combinant l’expertise financière de BNP Paribas Leasing Solutions et les capacités de gestion circulaire du cycle de vie de 3stepIT, leader reconnu du secteur. Ensemble, nous aidons les entreprises à passer de modèles de consommation linéaires traditionnels à une approche plus efficace et durable du financement, de l’utilisation et du renouvellement des technologies.
Une coentreprise conçue pour la circularité et l’efficacité
BNP Paribas 3 Step IT a été créée en 2019 avec une vision claire : permettre aux entreprises d’adopter un modèle technologique plus durable, sécurisé et financièrement performant en intégrant la circularité tout au long du cycle de vie des équipements informatiques.
La coentreprise permet aux entreprises d’acquérir des équipements de manière rentable, de les gérer en toute transparence et de récupérer de la valeur en fin d’usage grâce à un reconditionnement certifié et à un effacement sécurisé des données. Cette approche aide les clients à atteindre leurs objectifs opérationnels, financiers et de durabilité.
Une étape majeure : notre centre de reconditionnement et de revente en France
L’ouverture du centre de reconditionnement BNP Paribas 3 Step IT à Buchelay, en région parisienne, a marqué une avancée importante dans le renforcement de l’infrastructure européenne dédiée à la technologie circulaire. Conçu pour traiter initialement jusqu’à 100 000 appareils par an, avec une capacité pouvant atteindre 400 000 unités annuelles, ce centre permet une gestion sécurisée, efficace et conforme des équipements informatiques à la fin de leur premier cycle de vie.
Ici, des équipements tels que les ordinateurs portables, ordinateurs de bureau, smartphones, tablettes et serveurs suivent un processus entièrement maîtrisé comprenant :
- effacement complet des données selon des normes de référence du secteur
- audit détaillé et classification
- reconditionnement et préparation à la réutilisation
- recyclage responsable via des partenaires certifiés lorsque le reconditionnement n’est pas possible
Cette capacité renforce l’engagement de BNP Paribas en faveur du développement de l’économie circulaire en Europe et soutient les entreprises souhaitant réduire les déchets électroniques, prolonger la durée de vie des actifs et valoriser leur valeur résiduelle.
Une plateforme de gestion du cycle de vie de bout en bout : du financement à une seconde vie
La gestion circulaire du cycle de vie n’est pas seulement une initiative de durabilité : c’est un modèle opérationnel plus efficace. Lorsque les équipements informatiques sont financés et gérés au sein d’une plateforme, les entreprises bénéficient de :
- une meilleure visibilité sur l’emplacement des équipements, leur utilisation et le moment opportun pour leur renouvellement
- une optimisation proactive des coûts, incluant des financements compétitifs basés sur la valeur résiduelle
- une gouvernance des données sécurisée et conforme, avec effacement certifié en fin d’usage
- des opportunités de réutilisation en offrant une seconde vie utile aux équipements et réduisant leur mise au rebut prématurée.
Cette approche permet de préserver la valeur des technologies tout en réduisant les émissions liées à la fabrication de nouveaux équipements ; un élément clé des stratégies ESG actuelles. Elle facilite également la conformité aux réglementations européennes en constante évolution en matière de circularité et de déchets électroniques, un enjeu croissant pour toutes les entreprises.
Un engagement social en cohérence avec notre Marque Employeur
Dans ce centre, BNP Paribas met en œuvre des politiques de recrutement diversifiées et d’intégration professionnelle, notamment via sa Mission Handicap, pour favoriser l’emploi de profils variés, y compris des personnes en situation de handicap, en réinsertion ou seniors.
Des témoignages pour Hellowork, comme celui de Christophe, collaborateur recruté dans le cadre de la Mission Handicap, soulignent l’impact positif de ces politiques : elles offrent une seconde chance professionnelle et contribuent à créer des parcours de carrière enrichissants dans des métiers techniques liés à l’économie circulaire.
Un pas de plus vers des modèles durables et partagés
Ce nouveau centre illustre parfaitement comment des solutions concrètes comme le reconditionnement informatique peuvent soutenir une économie circulaire performante, répondre aux défis environnementaux liés aux déchets électroniques et proposer des parcours professionnels inclusifs à nos collaborateurs.
En conjuguant innovation, durabilité et inclusion, BNP Paribas 3 Step IT et BNP Paribas Leasing Solutions contribuent à donner réellement de l’élan à l’économie circulaire, en phase avec notre raison d’être et notre vision d’un monde plus durable et partagé.
Dans notre premier article, Donnons de l’élan à l’économie circulaire grâce à l’usage, nous avons expliqué comment notre raison d’être traduit une ambition de long terme et pourquoi progresser vers des modèles plus circulaires nécessite des actions concrètes et collaboratives.
L’un des leviers les plus importants dans cette transition est l’usage.
Chez BNP Paribas Leasing Solutions, notre raison d’être nous engage à donner de l’élan à l’économie circulaire pour préserver le monde que nous partageons.
Transformer cette ambition en réalité demande plus qu’une intention. Cela nécessite des modèles économiques capables de soutenir des cycles de vie plus longs, une meilleure efficacité des ressources et une gestion responsable de la fin d’usage.
Loin d’être une simple évolution sémantique, l’usage transforme en profondeur la manière dont les entreprises accèdent aux équipements, les gèrent dans le temps et créent de la valeur. Il constitue aujourd’hui un pilier essentiel de la transition vers des modèles plus circulaires.
Pendant longtemps, la performance économique a reposé sur la propriété des équipements. Aujourd’hui, face à la raréfaction des ressources, à l’accélération technologique et aux attentes environnementales croissantes, ce modèle est sous pression.
Chez BNP Paribas Leasing Solutions, nous défendons une autre approche : utiliser mieux plutôt que posséder plus.
En privilégiant la performance et la durabilité plutôt que le volume, les modèles basés sur l’usage permettent de réduire les déchets et d’améliorer la productivité des équipements.
L’usage permet d’optimiser l’utilisation des équipements, d’en prolonger la durée de vie et de limiter les pertes liées à la sous‑utilisation ou à l’obsolescence prématurée. Il offre également plus de flexibilité pour répondre à l’évolution des besoins opérationnels.
Le leasing : un modèle naturellement fondé sur l’usage
Par essence, le leasing et la location reposent sur l’accès à l’usage plutôt que sur la propriété. Ils permettent de bénéficier d’équipements performants tout en intégrant une vision de long terme : maintenance, performance, gestion de la fin d’usage.
Dans une logique d’usage, le leasing joue un rôle clé :
- les équipements sont mieux suivis et mieux gérés,
- leur durée d’utilisation est prolongée grâce à la réparation, au reconditionnement et à la remise en circulation
- la valeur résiduelle des équipements est optimisée sur plusieurs cycles d’usage.
Cette structuration permet de préserver la valeur des équipements tout en améliorant leur performance environnementale.
Selon l’ADEME, l’allongement de la durée de vie des produits constitue l’un des leviers les plus efficaces pour réduire l’empreinte environnementales des activités économiques.
Dans ce contexte, le leasing peut jouer le rôle de connecteur entre fabricants, utilisateurs, prestataires de services et opérateurs de seconde vie favorisant des écosystèmes de cycle de vie plus intégrés. rs and second-life operators – helping to build more integrated lifecycle ecosystems.
Vers des modèles d’usage toujours plus avancés
Au-delà du financement locatif, de nouveaux modèles émergent comme le Product-as-a-Service (PaaS). Dans ces approches, la valeur repose davantage sur la performance ou le service rendu que sur la possession du produit.
Ces modèles encouragent :
- une conception plus durable et plus réparable
- des stratégies de maintenance optimisées
- une meilleure planification de la fin de vie et du réemploi
Ils nécessitent également des cadres financiers, contractuels et data adaptés pour gérer la performance et le risque sur le long terme.
Bien qu’encore en développement, ces modèles montrent comment l’usage peut mieux aligner objectifs économiques et environnementaux.
Progresser grâce au partenariat
Comme souligné dans notre premier article, la circularité repose sur une démarche collective.
Le progrès nécessite une collaboration étroite entre fabricants, distributeurs, prestataires de services, utilisateurs et recycleurs. Aucun acteur ne peut transformer seul un système entier.
Notre rôle est d’aider à relier ces parties prenantes, structurer des solutions de financement durables et accompagner la montée en maturité des écosystèmes fondés sur l’usage.
En soutenant cette transition, nous aidons les organisations à concilier efficacité opérationnelle, responsabilité environnementale et création de valeur sur le long terme.
Nous créons les conditions pour que les équipements soient mieux utilisés, mieux entretenus et conservés plus longtemps dans des boucles circulaires. Le progrès reste progressif. Les capacités continuent d’évoluer.
Mais en avançant pas à pas avec nos partenaires, nous contribuons à renforcer la maturité de l’économie circulaire — conformément à notre raison d’être : donner de l’élan à l’économie circulaire pour préserver le monde que nous partageons.
Chez BNP Paribas Leasing Solutions, notre raison d’être est claire : nous donnons de l’élan à l’économie circulaire pour préserver le monde que nous partageons.
Cette ambition guide notre stratégie, nos solutions et nos engagements à long terme. Mais elle ne peut devenir réalité que grâce à celles et ceux qui la portent au quotidien : nos collaborateurs.
C’est pourquoi nous plaçons l’humain au cœur de notre projet d’entreprise et de notre marque employeur.
Concrétiser notre raison d’être demande plus que de bonnes intentions. Cela nécessite des équipes engagées, compétentes et soutenues, qui disposent de l’autonomie nécessaire pour se construire, se développer et s’épanouir. C’est pourquoi notre promesse employeur repose sur trois piliers : Shape, Grow et Thrive.
Ensemble, ces promesses illustrent la manière dont nous accompagnons nos collaborateurs pour façonner un avenir plus durable tout en bâtissant des carrières enrichissantes et porteuses de sens.
Shape : construire un avenir plus durable
Shape, c’est la possibilité pour nos collaborateurs de contribuer activement à la transformation de nos métiers et de nos modèles opérationnels.
Nous encourageons l’initiative, la collaboration et l’innovation afin que chacun puisse avoir un impact concret sur nos activités, sur nos clients et sur la société. Donner de l’élan à l’économie circulaire, c’est aussi permettre à nos équipes de façonner des solutions responsables et tournées vers l’avenir.
En impliquant nos équipes dans le développement de solutions responsables et tournées vers l’avenir, nous créons des opportunités pour transformer l’ambition en action.
Grow : cultiver son potentiel et développer ses compétences pour construire l’avenir
La transition vers des modèles plus durables et plus résilients exige des compétences solides et en constante évolution et nourries par l’apprentissage continu. Avec « Grow » (Cultiver), nous accompagnons nos collaborateurs dans le développement de leurs expertises, l’ouverture de nouveaux horizons professionnels et le renforcement de leur employabilité à long terme.
Programmes de formation, opportunités de mobilité, parcours de développement personnalisés : nous créons les conditions pour progresser et renforcer notre capacité collective à répondre aux évolutions économiques, environnementales et technologiques.
En investissant dans les talents, nous investissons dans notre avenir.
Thrive : s’épanouir dans un environnement inclusif et durable
Thrive, signifie créer les conditions pour que chacun puisse s’épanouir durablement, tant sur le plan professionnel que personnel.
Nous nous engageons à favoriser un environnement de travail fondé sur la confiance, l’inclusion, la diversité et le bien‑être. Nous encourageons le dialogue respectueux, l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle et la sécurité psychologique, car nous savons que la performance durable repose sur des équipes engagées et épanouies.
Une culture positive n’est pas une aspiration. C’est une responsabilité que nous prenons au sérieux chaque jour.
Une raison d’être portée par l’humain
Notre raison d’être est ambitieuse. La concrétiser nécessite des équipes engagées, soutenues et inspirées.
En aidant nos collaborateurs à « Shape, Grow et Thrive », nous leur donnons les moyens de contribuer pleinement au service de notre raison d’être et à leur propre parcours professionnel. Ensemble, nous construisons une entreprise capable de relever les défis de la transition vers des modèles plus circulaire, plus responsables et plus inclusifs.
Parce que donner de l’élan à l’économie circulaire, c’est avant tout une aventure humaine, qui se traduit concrètement dans nos métiers, nos solutions et nos modèles d’usage.


