Dans nos précédents articles, nous avons analysé comment les contraintes de capital peuvent limiter la croissance, comment la complexité du cycle de vie augmente en Europe, comment les décisions d’investissement deviennent plus complexes et pourquoi la gestion de la fin de vie demeure un défi opérationnel important.

Pris ensemble, ces différents constats mettent en lumière une autre dimension essentielle des décisions d’équipement : les exigences réglementaires et de reporting.

Ce qui relevait autrefois d’un sujet de conformité traité en aval est désormais de plus en plus intégré à la manière dont les équipements sont évalués, sélectionnés et gérés dans le temps.

Une source croissante d’incertitude

Les exigences réglementaires ne concernent plus uniquement les équipes conformité. 39 % des répondants identifient la conformité réglementaire comme la principale source d’incertitude dans la planification des dépenses d’investissement (CAPEX), devant la politique macroéconomique (24 %) et les risques géopolitiques (21 %).

Ces résultats suggèrent que les enjeux de conformité occupent une place croissante dans les décisions d’investissement en équipements.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les entreprises semblent évaluer leurs décisions d’équipement dans un environnement de risque plus large.
Les résultats suggèrent que les considérations liées à la conformité prennent une place croissante dans les discussions d’investissement, aux côtés d’éléments plus traditionnels tels que le coût, la performance et les exigences opérationnelles.

Les données mettent en évidence une combinaison de facteurs réglementaires, économiques et de reporting qui influencent les décisions d’équipement.

  • 42 % citent la politique de taux d’intérêt des banques centrales comme un facteur influent.
  • 39 % citent la volatilité des devises et des matières premières.
  • 38 % citent la future législation européenne sur l’économie circulaire.
  • 38 % citent la pression exercée par les notations ESG et les attentes des investisseurs.
  • 37 % citent la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD).
  • 37 % citent la Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR).
  • 37 % citent les droits de douane mondiaux et les barrières au commerce international.

Pris ensemble, ces résultats suggèrent que les stratégies d’équipement sont évaluées dans un contexte où les considérations économiques, réglementaires et liées à la durabilité se combinent.  

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les entreprises peuvent être amenées à analyser leurs décisions d’équipement dans un cadre plus large que les seuls critères techniques.
Les résultats suggèrent que les discussions autour des achats intègrent de plus en plus des questions liées au reporting, à la transparence et à la gestion du cycle de vie, en complément des critères traditionnels de coût ou de performance.

Conformité réglementaire et responsabilisation sur le cycle de vie : des enjeux de plus en plus liés

Les réglementations telles que la future législation européenne sur l’économie circulaire, la CSRD ou la SFDR renforcent les attentes en matière de transparence et de responsabilisation sur l’ensemble du cycle de vie des équipements.

Les organisations sont de plus en plus attendues sur leur capacité à démontrer non seulement dans quels équipements elles investissent, mais également comment ces équipements sont gérés tout au long de leur cycle de vie.

Le rapport souligne également que les approches traditionnellement centrées sur la propriété n’intègrent pas toujours les mécanismes de visibilité, de suivi ou de coordination désormais associés à ces attentes croissantes.

Il rappelle également que les résultats obtenus sur le cycle de vie ne dépendent pas uniquement de la structure de financement, mais aussi des capacités opérationnelles et de la maturité des écosystèmes.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les résultats suggèrent que les entreprises accordent une attention croissante à la visibilité offerte sur la gestion des équipements dans le temps.
Des éléments tels que les informations relatives au cycle de vie, la traçabilité des équipements ou les modalités de gestion de la fin de vie pourraient occuper une place plus importante dans l’évaluation des équipements, aux côtés des spécifications techniques.

Conclusion : quand la conformité s’intègre à la stratégie d’équipement

Les résultats ne mettent pas en évidence une transformation guidée uniquement par la conformité, mais une complexification plus générale des décisions d’équipement.

39 % des dirigeants identifient la conformité réglementaire comme leur principale source d’incertitude en matière de CAPEX, tandis que 37 à 38 % citent également les réglementations liées à la durabilité, les exigences de reporting et les attentes des investisseurs comme des facteurs influents.

Ces résultats suggèrent que la conformité est de plus en plus intégrée à la stratégie d’équipement, plutôt que traitée séparément.

Dans notre prochain article, nous analyserons comment les entreprises arbitrent entre propriété et usage, et pourquoi cette question prend une importance croissante dans un contexte marqué par la complexité.

Dans nos précédents articles, nous avons analysé comment le capital immobilisé peut limiter la croissance, comment la complexité du cycle de vie accroît les défis liés à la gestion des équipements, et comment les décisions d’investissement deviennent plus complexes dans un environnement incertain.

Ces différents constats mettent en lumière une évolution plus large : la stratégie d’équipement ne se limite plus à l’acquisition.

Parmi les différents enjeux liés au cycle de vie, la gestion de la fin de vie des équipements apparaît comme un sujet particulièrement complexe.

Une influence croissante sur les décisions d’achat

Les considérations liées au cycle de vie ne concernent plus uniquement les équipes opérationnelles.

Les données montrent qu’elles occupent une place croissante dans les discussions liées aux achats et aux investissements. Ainsi, 68 % des décideurs indiquent que la facilité de gestion de la remise en état, de la réutilisation, du recyclage ou de la mise au rebut influence les décisions d’achat d’équipements.

Ces résultats suggèrent que la fin de vie n’est plus seulement une problématique traitée en aval, mais un élément pris en compte plus tôt dans le processus décisionnel.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les entreprises ne semblent plus évaluer les équipements uniquement au regard de leur performance ou de leur coût.
Les résultats suggèrent qu’elles accordent aussi une attention croissante à la manière dont les équipements pourront être gérés au-delà de leur utilisation initiale, en particulier lorsque les enjeux liés au cycle de vie sont plus visibles.

Si la fin de vie occupe une place croissante dans les décisions d’équipement, le rapport met également en évidence une contrainte opérationnelle importante.

87 % des organisations indiquent que la gestion de la fin de vie des équipements détenus en propre est difficile à gérer.

Cet écart entre l’importance croissante du sujet et les capacités opérationnelles disponibles contribue à expliquer la complexité du cycle de vie observée dans les données.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les résultats suggèrent que les attentes croissantes en matière de gestion du cycle de vie ne sont pas toujours accompagnées de capacités opérationnelles équivalentes.
Cet écart peut contribuer à accroître la complexité des décisions d’équipement.

Un écart structurel entre attentes et mise en œuvre

Les données mettent également en évidence une tension de nature structurelle. D’un côté, les considérations liées au cycle de vie prennent de l’importance. De l’autre, les organisations indiquent rencontrer des difficultés dans la gestion de la fin de vie des équipements.

Cet écart s’explique notamment par :

  • la complexité du suivi des équipements dans le temps ;
  • la coordination nécessaire entre de multiples parties prenantes ;
  • les exigences de conformité et de reporting.

Les résultats suggèrent que la responsabilisation sur l’ensemble du cycle de vie gagne en importance, mais qu’elle reste soutenue de manière inégale par les structures actuellement en place.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Cet écart n’est pas uniquement opérationnel.
Il peut également influencer la manière dont les équipements sont évalués lors des processus d’achat, notamment lorsque les responsabilités liées à la fin de vie sont prises en compte.
Les résultats suggèrent ainsi que les considérations liées au cycle de vie peuvent occuper une place plus importante aux côtés de la performance et du coût dans l’évaluation des équipements.

Responsabilisation sur le cycle de vie et complexité décisionnelle

Pris ensemble, ces éléments mettent en évidence une évolution plus large. La fin de vie des équipements n’apparaît plus comme une étape opérationnelle isolée. Elle est de plus en plus liée à la manière dont les équipements sont sélectionnés, gérés et évalués dans le temps.

Dans le même temps, les capacités permettant de gérer cette complexité restent inégales.

Cette combinaison contribue à une situation où les attentes liées au cycle de vie augmentent alors que les contraintes opérationnelles demeurent.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les entreprises ne semblent plus seulement évaluer ce qu’un équipement est capable de faire.
Les résultats suggèrent qu’elles accordent également une attention croissante à la manière dont il pourra être géré sur l’ensemble de son cycle de vie, y compris en fin de vie.
Cela reflète une évolution plus large des critères d’évaluation, où la capacité à gérer un équipement dans la durée peut occuper une place plus importante aux côtés de ses performances initiales.

Conclusion : un défi de plus en plus visible, mais encore non résolu

Les données ne mettent pas en évidence une transition achevée, mais plutôt un écart.

Les considérations liées à la fin de vie occupent une place croissante dans les stratégies d’équipement. Dans le même temps, les organisations continuent d’indiquer des difficultés à gérer ces processus dans la pratique.

Les résultats suggèrent ainsi que la responsabilisation sur l’ensemble du cycle de vie devient un enjeu de plus en plus important, tandis que les capacités opérationnelles nécessaires à sa mise en œuvre continuent de se développer.

Dans notre prochain article, nous analyserons comment ces différentes pressions s’articulent entre elles, et pourquoi l’équilibre entre propriété et usage devient une question centrale dans les stratégies d’équipement.

Dans nos précédents articles, nous avons analysé comment le capital immobilisé peut limiter la croissance, comment la complexité du cycle de vie accroît les enjeux liés à la gestion des équipements, et comment les modèles fondés sur l’usage sont envisagés aux côtés de la propriété dans ce contexte.

Pris ensemble, ces éléments soulèvent une question plus large : comment les entreprises abordent-elles leurs décisions d’investissement dans un environnement de plus en plus incertain ?

À l’échelle européenne, les données mettent en évidence un contexte dans lequel l’investissement ne ralentit pas nécessairement, mais où l’engagement du capital devient plus complexe.

Un environnement marqué par l’incertitude

Les conditions dans lesquelles les décisions d’équipement sont prises ont évolué.
L’accélération des cycles technologiques réduit la durée de vie des équipements. Dans le même temps, l’incertitude liée aux évolutions technologiques influence la manière dont les organisations abordent leurs engagements à long terme. 64 % des décideurs indiquent que cette incertitude retarde les décisions de dépenses d’investissement. Les décisions d’investissement s’inscrivent ainsi dans un contexte marqué par des pressions technologiques, financières et opérationnelles.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les entreprises ne réduisent pas nécessairement leurs investissements.
Les résultats suggèrent qu’elles évaluent de manière plus attentive le moment et les modalités d’engagement du capital, notamment lorsque l’incertitude est plus marquée.

Cette incertitude s’inscrit dans un contexte déjà contraint. Comme indiqué dans notre rapport, 87 % des dirigeants indiquent que le capital immobilisé a déjà limité leur croissance. Cela signifie que les décisions d’investissement sont prises dans un cadre où les ressources sont limitées, et où l’engagement de capital aujourd’hui peut réduire la flexibilité à moyen terme. Les investissements sont ainsi évalués non seulement en termes de coût ou de rendement, mais également en fonction des arbitrages qu’ils impliquent.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les décisions d’investissement s’inscrivent de plus en plus dans un ensemble de priorités plus larges.
Les équipements sont évalués non seulement face à d’autres offres, mais aussi face à d’autres usages du capital, comme l’innovation, la transformation ou la croissance
.

Une tension dans la prise de décision

Les données mettent en évidence une tension récurrente. D’un côté, repousser un investissement peut accroître l’exposition à l’obsolescence et ralentir l’innovation.
De l’autre, investir trop tôt peut augmenter le risque d’obsolescence et réduire la flexibilité. Cette tension ne conduit pas à une trajectoire unique.
Les résultats suggèrent que les décisions deviennent plus conditionnelles, en fonction du timing, du type d’équipement et du niveau d’incertitude.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

L’enjeu ne porte pas uniquement sur l’offre, mais aussi sur le moment et les conditions d’évaluation.
Les entreprises semblent accorder une attention croissante à la manière dont une décision s’intègre dans un ensemble d’arbitrages et de contraintes.

Incertitude et temporalité des décisions

Au-delà de la technologie, d’après notre rapport, les perspectives soulignent également des facteurs plus larges qui influencent la prise de décision. Les conditions économiques, le coût du capital et l’incertitude générale du marché sont tous cités comme des éléments influençant les décisions d’investissement dans les équipements. Cela ne change pas forcément le besoin d’investir, mais peut affecter :

  • le moment des décisions
  • l’ampleur des engagements
  • le niveau de flexibilité recherché

Ils contribuent à une approche plus prudente, avec des décisions réévaluées plutôt qu’accélérées.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les cycles de décision peuvent devenir moins prévisibles.
Dans ce contexte, la lisibilité des propositions, la flexibilité et leur compatibilité avec différents horizons d’investissement peuvent influencer leur évaluation.

La propriété reste pertinente, mais différemment évaluée

Malgré ces pressions, la propriété continue de jouer un rôle important. Dans de nombreux cas, elle reste associée au contrôle, à la prévisibilité et à l’utilisation à long terme. En même temps, les données suggèrent que la propriété est de plus en plus évaluée dans son contexte en tenant compte de :

  • l’engagement en capital
  • le risque technologique
  • la flexibilité dans le temps

Cela n’indique pas un abandon de la propriété, mais une évaluation plus situationnelle de quand elle est appropriée.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les entreprises ne s’éloignent pas nécessairement de la propriété.
Elles réévaluent plutôt les conditions dans lesquelles elle est appropriée.
Cela met en évidence une importance croissante de la flexibilité dans la manière dont les équipements sont positionnés.

Conclusion : des décisions d’investissement sous contrainte

Les résultats ne mettent pas en évidence une baisse des investissements, mais une évolution de leur évaluation. Les contraintes de capital, l’incertitude technologique et la complexité opérationnelle rendent les décisions plus conditionnelles.

L’investissement devient moins une décision ponctuelle qu’un ensemble d’arbitrages dans le temps. Les données suggèrent un environnement dans lequel les entreprises continuent d’investir, mais dans un cadre de contraintes et d’incertitudes renforcées

Dans notre prochain article, nous jetons un coup d’œil plus attentif à la gestion de la fin de vie et pourquoi elle influence de plus en plus les décisions d’achat, tout en restant un défi opérationnel important pour de nombreuses organisations.

Dans nos précédents articles, nous avons analysé comment le capital immobilisé et la gestion du cycle de vie peuvent limiter la croissance et accroître la complexité des stratégies d’équipement en Europe. Ensemble, ces pressions soulèvent une question : à mesure que la propriété devient plus complexe à gérer, comment les entreprises appréhendent-elles des modèles alternatifs ? 

À l’échelle européenne, le rapport montre que certaines organisations recourent à des modèles fondés sur l’usage pour une partie de leurs équipements. 45 % des entreprises indiquent déjà accéder à au moins un quart de leurs équipements via ces modèles. Dans le même temps, les résultats suggèrent une réalité plus nuancée. L’adoption ne semble pas progresser de manière uniforme et reste, dans de nombreux cas, contrainte par différents facteurs.

Parmi les freins les plus fréquemment mentionnés : 

  • une préférence pour la propriété 
  • une offre limitée de la part des fournisseurs 
  • une perception de coûts plus élevés dans le temps 
  • un manque de compréhension interne de ces modèles 
  • une incertitude sur les modalités de fin de contrat 
  • une complexité comptable ou de reporting 
  • des contraintes liées aux politiques d’achats 

Pris ensemble, ces éléments créent des points de friction qui permettent d’éclairer pourquoi l’adoption reste inégale. 

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements 

Pour les OEM et les fournisseurs, ces constats mettent en évidence à la fois des contraintes et des leviers potentiels. 
Si l’adoption des modèles fondés sur l’usage reste inégale, les freins identifiés mettent en lumière les domaines dans lesquels davantage de lisibilité, de flexibilité et d’accompagnement peuvent être attendus. 

Malgré ces freins, le rapport met en évidence que les dirigeants identifient certains bénéfices associés à ces modèles :

  • 58 % indiquent qu’un meilleur accès aux équipements améliorerait leur agilité 
  • 50 % estiment que les modèles CAPEX traditionnels exposent à des risques financiers inutiles 
  • 49 % considèrent qu’un accès plus flexible faciliterait leur adaptation aux variations de la demande 

Les résultats suggèrent également que certaines organisations associent ces modèles à : 

  • un meilleur accès aux technologies récentes 
  • une exposition réduite à l’obsolescence 
  • une plus grande flexibilité dans des environnements incertains 

Ces éléments indiquent que les modèles fondés sur l’usage peuvent être perçus non seulement comme des alternatives de financement, mais aussi comme des leviers de flexibilité dans certains contextes. 

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Au-delà du financement, les données suggèrent que les entreprises accordent une attention croissante à des éléments tels que l’accès, la gestion du risque et la capacité d’adaptation.
La capacité à traduire ces attentes dans des propositions lisibles et adaptées au cycle de vie peut influencer la manière dont ces modèles sont évalués.

La propriété reste importante, mais son rôle est réévalué

Malgré la présence des modèles fondés sur l’usage, la propriété demeure un élément structurant des stratégies d’équipement. Dans de nombreux secteurs, elle continue d’apporter :

  • contrôle
  • prévisibilité
  • stabilité à long terme

Dans le même temps, les données suggèrent que son rôle est de plus en plus évalué en fonction du contexte.
Plutôt qu’un choix binaire, les entreprises semblent considérer la propriété aux côtés d’autres approches, selon le type d’équipement, le cycle de vie et les priorités stratégiques.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les entreprises ne passent pas d’un modèle à un autre.
Elles combinent différentes approches.
Cela implique une adaptation des offres aux caractéristiques des équipements, au contexte des clients et à leurs priorités.

Conclusion : un paysage plus complexe entre propriété et usage

Les résultats du rapport ne mettent pas en évidence une transition simple vers les modèles fondés sur l’usage.

Ils décrivent plutôt une situation plus complexe, dans laquelle :

  • ces modèles sont déjà présents
  • certains bénéfices sont identifiés
  • mais leur adoption reste influencée par des facteurs pratiques, structurels et liés aux écosystèmes

Dans l’ensemble, les données suggèrent davantage une phase de réévaluation qu’un basculement linéaire, où différentes approches sont envisagées en parallèle, selon les contextes.  

FAQ


Qu’est-ce qu’un modèle fondé sur l’usage ?

Il s’agit d’une approche dans laquelle les entreprises privilégient l’accès, la flexibilité ou la performance plutôt que la propriété. Cela inclut notamment le leasing (sans option d’achat), la location ou des modèles par abonnement.

Pourquoi les entreprises s’y intéressent-elles ?

Les résultats suggèrent que certaines organisations associent ces modèles à davantage de flexibilité, à un meilleur accès aux technologies et à une exposition réduite à l’obsolescence.

Quels sont les principaux freins à l’adoption ?

Les données mettent en évidence des freins tels que la préférence pour la propriété, une offre limitée, la perception des coûts, ou encore un manque de compréhension interne.

Les entreprises s’éloignent-elles de la propriété ?

Les résultats ne vont pas dans ce sens. Ils suggèrent plutôt que la propriété est évaluée aux côtés d’autres approches, selon le contexte.

Les modèles fondés sur l’usage remplacent-ils les modèles CAPEX ?

Le rapport ne met pas en évidence un remplacement. Il suggère plutôt une coexistence de plusieurs approches, combinées en fonction des besoins et des contraintes.

Dans notre prochain article, nous aborderons une question plus large : si propriété et usage ont chacun un rôle à jouer, comment les entreprises appréhendent-elles leur articulation ?

Dans notre précédent article, nous avons analysé comment le capital immobilisé peut limiter la croissance des entreprises européennes et pourquoi les décisions de propriété deviennent plus difficiles à justifier dans un environnement en évolution rapide. Mais la stratégie d’équipement n’est pas uniquement influencée par des contraintes financières.

Un second phénomène, tout aussi structurant, apparaît dans les données : la complexité croissante de la gestion des équipements au-delà de leur acquisition. Les décisions d’équipement sont souvent perçues comme des moments ponctuels : un achat, un contrat, un déploiement. Les résultats suggèrent que, dans de nombreux cas, elles s’inscrivent désormais dans des responsabilités qui se prolongent dans le temps.

Celles-ci incluent le suivi des équipements, la conformité, la maintenance et la coordination de la fin de vie. Et pour de nombreuses entreprises européennes, cette évolution semble difficile à mettre en œuvre en pratique.

Notre étude Équipements professionnels en Europe : Perspectives 2026, menée auprès de plus de 1 000 décideurs dans 11 pays européens, met en évidence une réalité : la stratégie d’équipement ne se limite plus à l’accès ou au financement. Elle inclut également la gestion des équipements sur l’ensemble de leur cycle de vie, dans un contexte d’exigences croissantes.

Pour les fabricants, distributeurs et fournisseurs d’équipements, ces constats ont des implications directes. Ils éclairent la manière dont les équipements sont évalués, la façon dont les décisions d’achat sont abordées, et plus largement ce qui entre en ligne de compte dans la notion de valeur.

Un contexte en évolution : des exigences accrues sur le cycle de vie

Les entreprises évoluent dans un environnement de plus en plus complexe.
Outre les pressions économiques telles que les taux d’intérêt, les contraintes liées au coût du capital ou la volatilité des chaînes d’approvisionnement s’ajoutent des exigences réglementaires et de reporting accrues.

Des cadres comme la CSRD, la SFDR ou les initiatives européennes liées à l’économie circulaire renforcent les attentes en matière de transparence, de traçabilité et de gestion des équipements dans le temps.

Dans ce contexte, les décisions d’équipement ne reposent plus uniquement sur la performance ou le prix. Elles sont également évaluées à l’aune de la manière dont les équipements peuvent être :

  • suivis tout au long de leur cycle de vie
  • maintenus et optimisés
  • redéployés, remis à neuf ou recyclés
  • documentés à des fins de conformité et de reporting

Ce qui relevait auparavant de l’exploitation tend à être pris en compte plus en amont, dans les décisions d’achat et d’investissement.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les équipements ne sont plus évalués de manière isolée. Les données suggèrent que les entreprises accordent une attention croissante à la manière dont ces équipements peuvent être gérés dans le temps, ainsi qu’à la complexité associée à cette gestion.
Cela conduit à une évolution des critères d’évaluation, qui intègrent davantage des considérations liées au cycle de vie.

Cette évolution apparaît clairement dans les données. 68 % des dirigeants européens indiquent que la facilité de gestion de la remise en état, de la réutilisation, du recyclage ou de la mise au rebut influence leurs décisions d’achat.

Les considérations liées au cycle de vie ne sont donc plus secondaires. Elles font désormais partie des critères pris en compte dès l’amont. Cependant, l’importance croissante de ces enjeux ne s’accompagne pas toujours d’un niveau de préparation équivalent. Près de neuf organisations sur dix (87 %) déclarent que la gestion de la fin de vie des équipements détenus est difficile.

Ces résultats mettent en évidence un écart : les attentes évoluent, mais les capacités opérationnelles, les processus et la visibilité nécessaires restent en développement dans de nombreux cas.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Cette situation n’est pas sans conséquences. Elle peut introduire des points de friction dans les décisions d’achat, dans un contexte où les entreprises doivent gérer des responsabilités croissantes sur lesquelles elles ne disposent pas toujours des moyens nécessaires.
Dans ce cadre, la complexité devient un facteur à part entière.
La capacité à la réduire ou à accompagner sa gestion, peut influencer la manière dont les équipements sont évalués.

Un écart structurel entre attentes et capacités

Cet écart ne relève pas uniquement d’une question d’intention. Il s’inscrit dans des structures existantes. Les modèles de propriété traditionnels ont été conçus principalement autour de l’acquisition et de l’amortissement. Ils n’intègrent pas systématiquement des mécanismes de visibilité, de suivi ou de coordination sur l’ensemble du cycle de vie. Or, les organisations sont aujourd’hui amenées à :

  • suivre les équipements avec davantage de précision
  • rendre compte de leur impact sur le cycle de vie
  • organiser leur gestion en fin de vie

Dans de nombreux cas, les outils, les processus et les écosystèmes nécessaires à cette gestion à grande échelle sont encore en cours de développement. Cela contribue à expliquer pourquoi la gestion du cycle de vie apparaît à la fois comme une priorité croissante et un défi opérationnel.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les entreprises n’évaluent plus uniquement un produit. Elles accordent une attention croissante à l’ensemble des éléments qui accompagnent sa gestion dans le temps : services, coordination et suivi des équipements.
Dans ce contexte, la performance ne se limite plus à l’équipement lui-même, mais inclut sa gestion sur l’ensemble du cycle de vie.

Le rôle du financement : un levier parmi d’autres

Les modèles de financement peuvent jouer un rôle dans la gestion du cycle de vie.
Dans certains cas, des solutions intégrant des mécanismes de restitution peuvent faciliter :

  • le redéploiement des équipements
  • leur remise en état
  • une meilleure visibilité du cycle de vie

Ces modèles ne déterminent pas à eux seuls les résultats. Ces derniers dépendent également de facteurs tels que :

  • la conception des équipements
  • les pratiques de maintenance
  • la coordination des chaînes d’approvisionnement
  • la capacité à suivre et gérer les équipements dans le temps

La gestion du cycle de vie ne relève donc pas uniquement d’une logique financière. Elle s’inscrit dans une approche plus large, opérationnelle et liée aux écosystèmes.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les attentes ne se limitent plus à la flexibilité financière.
Les entreprises évaluent également :
– la manière dont les équipements sont accompagnés dans leur utilisation
– leur facilité de gestion à l’échelle
– les modalités de gestion de la fin de vie

Dans ce contexte, la notion de valeur tend à intégrer la capacité à gérer le cycle de vie dans sa globalité.

La propriété reste importante, mais son rôle évolue

Malgré ces évolutions, la propriété demeure un élément structurant des stratégies d’équipement. Dans de nombreux secteurs, elle continue d’apporter :

  • contrôle
  • prévisibilité
  • stabilité à long terme

Les données suggèrent toutefois que son rôle est de plus en plus évalué au regard du contexte. La question ne porte plus uniquement sur l’importance de la propriété, mais sur la manière dont elle s’intègre dans une approche plus large, incluant gestion du cycle de vie, flexibilité et exigences de conformité.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

La propriété ne disparaît pas.
Mais elle s’inscrit davantage dans des configurations variables, selon les types d’équipement, la complexité du cycle de vie et les priorités des entreprises.

Conclusion : une approche élargie de la stratégie d’équipement

Les résultats du rapport suggèrent une refonte de la manière dont les stratégies d’équipement sont appréhendées. Les décisions ne se limitent plus à une transaction ponctuelle. Elles s’inscrivent dans un processus qui intègre : acquisition, utilisation, optimisation et fin de vie. Cela introduit une complexité accrue pour les entreprises, et élargit les éléments pris en compte dans l’évaluation des équipements. La question ne porte plus seulement sur les caractéristiques d’un équipement.
Elle inclut aussi la manière dont celui-ci peut être géré dans le temps.

Foire aux questions

Qu’est-ce que la responsabilisation sur l’ensemble du cycle de vie ?

Elle désigne la gestion des équipements sur l’ensemble de leur cycle de vie : utilisation, maintenance, suivi et gestion de la fin de vie (réemploi, recyclage, élimination).

Pourquoi la gestion du cycle de vie devient-elle plus importante ?

Les données mettent en évidence l’effet combiné des exigences réglementaires, des attentes en matière de transparence et de la complexité opérationnelle.

Pourquoi la gestion de la fin de vie est-elle perçue comme difficile ?

87 % des entreprises indiquent rencontrer des difficultés, ce qui reflète un écart entre les attentes et les capacités opérationnelles disponibles.

Quel impact pour les OEM et les fournisseurs d’équipements ?

Les résultats suggèrent que la gestion du cycle de vie devient un élément de plus en plus intégré dans l’évaluation des équipements.

Dans notre prochain article, nous explorerons comment les entreprises abordent l’équilibre entre propriété et usage et ce que les données suggèrent quant à l’adoption des modèles fondés sur l’usage en Europe.

On parle souvent des équipements en termes d’investissement. Rarement en termes de capital immobilisé. Pourtant, c’est exactement ce que révèle notre étude Équipements professionnels en Europe : perspectives 2026, menée auprès de plus de 1 000 décideurs dans 11 pays européens : pour une large majorité d’entreprises, le capital immobilisé dans des équipements physiques est devenu un frein réel à la croissance. 

Pour les fabricants, distributeurs et fournisseurs d’équipements, ces constats sont loin d’être anecdotiques. Ils expliquent pourquoi les échanges avec les clients finaux deviennent plus complexes, pourquoi les décisions d’achat se bloquent plus tard dans le cycle de vente, et pourquoi la manière dont les équipements sont financés influence de plus en plus… la décision d’achat elle-même. 

Ce qui suit est une lecture du monde de vos clients et de ce que cela signifie concrètement pour votre stratégie de mise sur le marché.

Un contexte qui accentue le phénomène 

Pour comprendre pourquoi l’immobilisation du capital est aujourd’hui si problématique, il faut d’abord regarder l’environnement dans lequel les entreprises évoluent. 

95 % des décideurs interrogés estiment que leurs équipements deviennent obsolètes plus rapidement qu’il y a cinq ans. Les cycles technologiques s’accélèrent, les standards de performance évoluent rapidement, et les équipements intègrent de plus en plus de logiciels et de connectivité. Résultat : 43 % des répondants déclarent que leurs équipements deviennent parfois obsolètes avant même d’avoir généré le retour sur investissement attendu

Dans ce contexte, s’engager sur un investissement lourd à long terme devient un exercice risqué. Et c’est précisément là que l’immobilisation du capital devient un problème central : on immobilise du capital dans des équipements qui perdent de la valeur plus vite que prévu, pendant que les opportunités de croissance, elles, n’attendent pas.  

Ce que cela signifie pour les OEM (fabricants d’équipements) et fournisseurs d’équipements

Vos clients sont de plus en plus réticents à s’engager dans des équipements qui risquent de ne pas générer un retour sur investissement complet avant l’arrivée du prochain cycle technologique.
Cette évolution redéfinit les questions que les acheteurs posent dans les échanges commerciaux ainsi que les réponses que vos concurrents commencent à apporter.

Quand la propriété des équipements freine la croissance des entreprises  

Le chiffre est sans appel : 87 % des dirigeants interrogés indiquent que l’immobilisation de capital dans des équipements a, à un moment donné, limité les opportunités de croissance de leur entreprise. Seuls 13 % déclarent n’avoir jamais rencontré ce problème. 

Ce n’est donc pas un phénomène marginal. C’est la norme. Et pour 35 % des répondants, cette contrainte se produit fréquemment ou très fréquemment — pas occasionnellement, mais de manière récurrente. 

Les variations géographiques confirment l’ampleur du sujet : les Pays-Bas affichent la proportion la plus élevée de contraintes fréquentes (45 %), suivis par l’Espagne (38 %). Aucun marché n’est toutefois épargné. Dans des secteurs à forte intensité d’équipements comme la santé, le transport-logistique ou l’agriculture, ce phénomène est cité comme particulièrement impactant.

Où les entreprises investiraient si ce capital était libéré 

Ce que les chiffres ne disent pas directement, c’est ce que représente concrètement ce capital bloqué. Quand on demande aux dirigeants ce qu’ils feraient s’il était libéré, la réponse est claire : ils investiraient dans des domaines qui définissent la compétitivité future. 

Un tiers (33 %) citerait des initiatives de durabilité et de technologies vertes. 32 % privilégieraient l’expansion sur de nouveaux marchés. Autant investiraient dans la transformation numérique ou les mises à niveau technologiques. 31 % orienteraient ce capital vers l’innovation et la R&D. 

Ce qui ressort de ces réponses, c’est leur diversité. Les dirigeants ne cherchent pas une alternative unique : ils cherchent la liberté de rééquilibrer leurs investissements en fonction de leurs priorités stratégiques du moment. Or, c’est précisément cette liberté que l’immobilisation du capital leur retire. 

Ce que cela signifie pour les OEM (fabricants d’équipements) et fournisseurs d’équipements

Chaque euro non immobilisé dans un équipement est un euro que votre client peut consacrer à la durabilité, à l’expansion, à la transformation digitale ou à l’innovation. Le sujet du financement ne se joue plus uniquement face à d’autres fournisseurs d’équipements, mais face à l’ensemble de l’agenda stratégique de vos clients. Cela élève considérablement le niveau d’exigence de votre proposition commerciale. 

L’incertitude technologique renforce la complexité des décisions  

À cette contrainte s’ajoute un autre facteur clé : 64 % des décideurs déclarent que l’incertitude autour des technologies futures retarde leurs décisions d’investissement en équipements. Investir maintenant, c’est risquer l’obsolescence. Attendre, c’est risquer de perdre en compétitivité. Un dilemme difficile à trancher quand le capital est déjà contraint. 

Ce phénomène crée une forme de paralysie partielle : les entreprises savent qu’elles doivent investir, mais hésitent sur le moment et sur la technologie à privilégier. Paradoxalement, cette hésitation prolonge la durée de vie d’équipements vieillissants et accentue encore le problème d’obsolescence. 

Ce que cela signifie pour les OEM (fabricants d’équipements) et fournisseurs d’équipements

L’hésitation des acheteurs ralentit directement la vélocité de votre pipeline commercial. Les fabricants et distributeurs capables de réduire le risque perçu grâce à des modèles basés sur l’usage lèvent un obstacle que leurs concurrents continuent d’imposer à leurs clients. Dans un marché où près de deux tiers des acheteurs hésitent déjà, cette différence devient déterminante. 

La propriété reste dominante, mais les perspectives évoluent 

Malgré ces tensions, la propriété reste le modèle de financement majoritaire : 41 % des entreprises financent principalement leurs équipements par achat direct. Ce n’est pas surprenant. La propriété offre du contrôle, de la stabilité, et reste perçue comme fondamentale dans de nombreux secteurs.

Mais ce qui évolue, c’est la manière dont les dirigeants l’évaluent. La question n’est plus « Doit-on posséder ? », mais plutôt « Dans quels cas le capital immobilisé par la propriété reste-t-il justifié? » C’est un changement de perspective subtil, mais significatif. 

Ce que cela signifie pour les OEM (fabricants d’équipements) et fournisseurs d’équipements

Les fabricants qui sauront anticiper cette évolution et intégrer des propositions commerciales flexibles dès la conception de leur offre, plutôt que comme un ajout tardif, auront, d’ici deux ans, des échanges très différents avec leurs clients. L’enjeu concurrentiel ne porte plus uniquement sur ce que vous vendez, mais sur la façon dont vos clients peuvent y accéder. 

Foire aux questions  

Qu’est-ce que l’immobilisation du capital dans le financement des équipements ? 

L’immobilisation du capital désigne les ressources financières bloquées dans des équipements détenus en propre, et qui ne peuvent donc pas être utilisées ailleurs dans l’entreprise. Selon l’étude Équipements professionnels en Europe : perspectives 2026 de BNP Paribas Leasing Solutions, 87 % des dirigeants européens indiquent que ce phénomène a, à un moment donné, freiné la croissance de leur entreprise.  

Pourquoi les équipements deviennent-ils obsolètes plus rapidement ? 

95 % des décideurs interrogés estiment que les équipements deviennent obsolètes plus rapidement qu’il y a cinq ans, en raison de l’accélération des cycles technologiques, de l’intégration de logiciels et de standards de connectivité évoluant indépendamment du matériel. 

Quelles sont les alternatives à l’achat d’équipements ? 

Les entreprises évaluent de plus en plus des solutions comme le leasing, les modèles basés sur l’usage, l’équipement en tant que service ou les abonnements, en complément de l’achat traditionnel. Le choix dépend notamment du type d’équipement, de la durée des cycles technologiques et du niveau de flexibilité recherché. 

Quel impact pour les OEM et les fournisseurs d’équipements ?

L’évolution de la perception des acheteurs implique que les fabricants et distributeurs sont de plus en plus attendus sur leur capacité à proposer des solutions de financement flexibles. Ceux qui intègrent ces options dès leur stratégie commerciale réduisent un point de friction que leurs concurrents continuent de subir. 

Dans notre prochain article, nous explorons un autre défi majeur identifié par les décideurs européens : la complexité croissante de la gestion du cycle de vie des équipements et la manière dont elle redéfinit les critères d’approvisionnement des entreprises européennes.

Paris, Londres, 20 mai 2026 – BNP Paribas Leasing Solutions, l’un des principaux acteurs du financement des équipements professionnels, publie une nouvelle étude révélant que les entreprises européennes réévaluent leurs décisions d’investissement à mesure que les pressions liées au capital, à la technologie et au cycle de vie des équipements s’intensifient.

Le rapport “ Equipements professionnels en Europe : perspectives 2026”, fondé sur une enquête menée auprès de plus de 1 000 dirigeants (C-level et décideurs d’entreprise) à travers l’Europe, montre que 87 % des dirigeants ont déjà été confrontés à des contraintes de croissance liées au capital immobilisé dans des équipements physiques détenus. 

Ces résultats indiquent que les décisions d’équipement deviennent plus complexes : les entreprises doivent désormais arbitrer entre les avantages de la propriété, les contraintes de capital, les incertitudes technologiques et les défis liés à la gestion du cycle de vie. 

L’étude couvre plusieurs secteurs fortement dépendants des équipements, notamment l’agriculture, la construction, le transport et la logistique, la technologie, la santé et les énergies renouvelables. 

Dans un contexte marqué par la hausse des coûts de financement, des tensions inflationnistes persistantes et des incertitudes géopolitiques, les décisions d’allocation de capital à long terme deviennent de plus en plus difficiles pour les dirigeants. Selon l’indice Purchasing Managers’ Index (PMI), l’activité économique de la zone euro s’est contractée en avril, sous l’effet des conflits mondiaux qui renchérissent les coûts de production et d’énergie pour de nombreuses entreprises européennes. Cette situation accentue la pression sur les coûts et complexifie encore davantage les décisions d’investissement à long terme. 

Lorsqu’on leur demande comment ils réalloueraient le capital libéré des équipements physiques, les répondants identifient plusieurs priorités stratégiques : 

  • 32 % privilégieraient l’expansion sur de nouveaux marchés et la transformation digitale 
  • 31 % investiraient dans la R&D et l’innovation 
  • 33 % investiraient dans des initiatives durables, des technologies vertes ou l’efficacité énergétique 

L’étude met également en évidence la pression croissante liée à l’accélération des cycles technologiques. Près de tous les dirigeants (95 %) estiment que les équipements deviennent obsolètes plus rapidement qu’il y a cinq ans, et 64 % déclarent que l’incertitude concernant les technologies futures retarde leurs décisions d’investissement. Les organisations sont ainsi confrontées à un dilemme : investir aujourd’hui au risque de voir les équipements devenir rapidement obsolètes, ou retarder leurs investissements au risque de freiner l’innovation et la compétitivité.  

Au-delà des enjeux financiers et technologiques, le rapport souligne également un défi opérationnel croissant lié à la gestion du cycle de vie des équipements.  

Près de neuf organisations sur dix (87 %) estiment que la gestion de la fin de vie des équipements détenus est complexe, tandis que 68 % déclarent que la facilité de reconditionnement, de réutilisation, de recyclage ou de mise au rebut influence désormais leurs décisions d’achat. 

Ces résultats montrent que les dirigeants accordent désormais autant d’importance à la gestion des équipements sur l’ensemble de leur cycle de vie qu’à leur acquisition ou leur financement, dans un contexte de renforcement des exigences réglementaires, de la pression en matière de durabilité et de la complexité opérationnelle.  

Retrouvez toutes les informations relatives au rapport “ Equipements professionnels en Europe : perspectives 2026” 

– FIN – 

À PROPOS DE BNP PARIBAS LEASING SOLUTIONS  

BNP Paribas Leasing Solutions offre des solutions de financement d’équipements professionnels et des services dans des secteurs clés tels que l’agriculture, la construction, le transport, la manutention, l’IT & la télécommunication, la santé et le secteur de l’énergie et des technologies vertes (GreenTech).    

Fort de ses 70 ans d’existence, ses partenaires et ses clients s’appuient sur son expertise des marchés, son savoir-faire en matière d’équipement et ses services-conseils pour favoriser leur croissance et les accompagner dans leur transformation et leur transition vers une économie circulaire à faible émission de carbone. En 2025, BNP Paribas Leasing Solutions a financé 15,5 milliards d’euros d’équipements et gère actuellement un portefeuille d’encours de 38,8 milliards d’euros.   

Présent dans 18 pays à travers l’Europe et la Turquie et employant plus de 3 000 collaborateurs, BNP Paribas Leasing Solutions propose des solutions de financement aux États-Unis et au Canada en partenariat avec la Banque de Montréal et en Chine à travers sa joint-venture avec Jiangsu Financial Leasing.    

BNP Paribas Leasing Solutions est une filiale du groupe BNP Paribas et fait partie du pôle Commercial, Personal Banking & Services.   

Plus d’informations sur leasingsolutions.bnpparibas.com   

  • La Banque Européenne d’Investissement (BEI) accorde un financement de 200 millions d’euros à BNP Paribas Leasing Solutions afin de soutenir les PME et les ETI dans les secteurs de l’agriculture et de la bioéconomie. 
  • Au moins 30 % de ce financement seront consacrés à l’action climatique et à la durabilité environnementale, afin de faciliter l’adoption d’équipements plus sobres en ressources et plus respectueux de l’environnement par les agriculteurs européens. 
  • Cette opération s’inscrit dans la politique européenne de développement rural et contribue à la croissance économique et à l’emploi. 
EIB headquarters

[Luxembourg / Paris, 13 mai 2026] – La Banque européenne d’investissement (BEI) a signé un accord de financement de 200 millions d’euros avec BNP Paribas Leasing Solutions afin de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les entreprises de taille intermédiaire (ETI) opérant dans les secteurs de l’agriculture et de la bioéconomie à travers l’Europe. 

Ce financement s’inscrit dans le cadre du programme agricole paneuropéen de 3 milliards d’euros lancé par la BEI en 2024 pour soutenir les investissements durables dans le secteur. Ce programme met l’accent sur l’amélioration de l’accès au financement pour les jeunes agriculteurs, les nouveaux entrants et les femmes, qui rencontrent souvent des obstacles structurels dans l’accès aux financements. 

Le déploiement du financement concernera plusieurs pays de l’Union européenne, avec des premières allocations prévues en Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Espagne. 

Au moins 30 % des fonds seront dédiés à l’action climatique et à la durabilité environnementale. Ils soutiendront notamment des investissements dans des équipements agricoles économes en énergie, tels que les tracteurs ou les moissonneuses-batteuses, des solutions d’énergies renouvelables ainsi que des technologies contribuant à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique. 

Le programme soutiendra également la modernisation et la productivité du secteur agricole, en particulier via des investissements dans des équipements à longue durée de vie économique, souvent difficiles à financer par les canaux bancaires traditionnels. 

En s’appuyant sur la plateforme paneuropéenne de BNP Paribas Leasing Solutions, l’initiative devrait améliorer l’accès à des financements de long terme, réduire les coûts de financement, allonger les maturités et mobiliser des investissements privés additionnels. Au moins 70 % des financements seront alloués aux PME et les ETI représenteront jusqu’à 30 %. 

Cet accord traduit notre engagement à accompagner la transformation de l’agriculture européenne en rendant le financement plus accessible, plus souple et mieux aligné sur les enjeux auxquels sont confrontés nos clients. En combinant la solidité de la BEI à notre plateforme paneuropéenne de leasing, nous permettons aux agriculteurs et aux entreprises agroalimentaires d’investir dans des équipements plus efficaces et plus durables, tout en préservant leur capacité de croissance.

Neil PeinDirecteur Général, BNP Paribas Leasing Solutions

Cette initiative contribue directement aux principales priorités européennes, notamment la Politique Agricole Commune (PAC) et la Vision de l’UE pour l’agriculture et l’alimentation, tout en s’alignant sur la feuille de route stratégique 2024‑2027 du Groupe BEI, qui identifie l’agriculture et la bioéconomie comme des priorités clés. 

Elle répond également à des défaillances persistantes sur le marché du financement rural, notamment la disponibilité limitée de financements de long terme pour les entreprises agricoles. 

En 2025, le Groupe BEI a accordé 6,9 milliards d’euros de financements aux secteurs de l’agriculture et de la bioéconomie, en faveur des PME, dont environ 60 % via des institutions financières partenaires. 

À travers cette collaboration, la BEI et BNP Paribas Leasing Solutions entendent accélérer la transition vers un secteur agricole européen plus résilient, durable et compétitif, en veillant à ce que les financements atteignent les entreprises qui en ont le plus besoin. 

À PROPOS DU GROUPE BEI 

Le Groupe de la Banque européenne d’investissement (BEI) est l’institution financière de l’Union européenne, détenue par les 27 États membres, et l’une des plus grandes banques multilatérales de développement au monde. En 2025, le Groupe BEI a signé 100 milliards d’euros de nouveaux financements et de services de conseil pour plus de 870 projets à fort impact, autour de huit priorités stratégiques au service des politiques de l’UE : action climatique et environnement, numérisation et innovation technologique, sécurité et défense, cohésion territoriale, agriculture et bioéconomie, infrastructures sociales, partenariats internationaux et union de l’épargne et de l’investissement. 
Au-delà des prêts de long terme pour les grandes infrastructures, le Groupe BEI mobilise des investissements privés pour des projets et entreprises innovants à haut risque, avec un rôle croissant sur les marchés européens de la dette à risque, du capital‑risque, des garanties et de la titrisation. 

Des photos des représentants du Groupe BEI et de son siège, des fichiers de logos ainsi que des vidéos à destination des médias sont disponibles ici.  

À PROPOS DE BNP PARIBAS LEASING SOLUTIONS  

BNP Paribas Leasing Solutions offre des solutions de financement d’équipements professionnels et des services dans des secteurs clés tels que l’agriculture, la construction, le transport, la manutention, l’IT & la télécommunication, la santé et le secteur de l’énergie et des technologies vertes (GreenTech).    

Fort de ses 70 ans d’existence, ses partenaires et ses clients s’appuient sur son expertise des marchés, son savoir-faire en matière d’équipement et ses services-conseils pour favoriser leur croissance et les accompagner dans leur transformation et leur transition vers une économie circulaire à faible émission de carbone. En 2025, BNP Paribas Leasing Solutions a financé 15,5 milliards d’euros d’équipements et gère actuellement un portefeuille d’encours de 38,8 milliards d’euros.   

Présent dans 18 pays à travers l’Europe et la Turquie et employant plus de 3 000 collaborateurs, BNP Paribas Leasing Solutions propose des solutions de financement aux États-Unis et au Canada en partenariat avec la Banque de Montréal et en Chine à travers sa joint-venture avec Jiangsu Financial Leasing.    

BNP Paribas Leasing Solutions est une filiale du groupe BNP Paribas et fait partie du pôle Commercial, Personal Banking & Services.   

Plus d’informations sur leasingsolutions.bnpparibas.com   

Les entreprises qui nourrissent, construisent, transportent, connectent et soignent sont le moteur de l’économie réelle. Leur succès dépend de leur capacité à innover, se moderniser et rester compétitives – tout en préservant leur trésorerie et leur agilité.

Chez BNP Paribas Leasing Solutions, nous avons une mission claire : Vous donner accès aux équipements professionnels essentiels pour soutenir votre croissancerenforcer votre résilience et accélérer votre transition vers des modèles plus durables.

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Rejoignez-nous pour donner de l’élan à l’économie circulaire 

Chez BNP Paribas Leasing Solutions, nous ne nous contentons pas de financer des équipements, nous veillons à façonner un avenir plus durable. Nous souhaitons que notre engagement en faveur de l’économie circulaire soit au cœur de nos actions, qu’il s’agisse de nos solutions de leasing innovantes ou de nos partenariats avec des entreprises tournées vers l’avenir. 
  
Nous vous invitons à nous rejoindre dans ce voyage. Ensemble, donnons de l’élan à l’économie circulaire pour préserver le monde que nous partageons. 

L’accès aux équipements joue un rôle essentiel dans le développement des économies, la transformation des industries et la prospérité des sociétés. Dans des secteurs qui nourrissent, construisent, déplacent, connectent et prennent soin des personnes, la capacité à utiliser les équipements de manière efficace et responsable façonne à la fois la performance économique et l’impact environnemental.

Cette vidéo illustre la raison d’être qui guide BNP Paribas Leasing Solutions : faciliter l’accès aux équipements tout en accompagnant la transition des modèles traditionnels de propriété vers des solutions fondées sur l’usage. En restant engagés tout au long du cycle de vie des actifs, nous contribuons à optimiser leur utilisation, à en prolonger la valeur et à réduire le gaspillage, au service d’une économie plus circulaire et bas carbone.

Notre raison d’être traduit l’impact que nous cherchons à créer chaque jour aux côtés de nos partenaires et de nos clients : soutenir la croissance, accompagner les transformations et aider les entreprises à évoluer vers des modèles plus durables.

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