Dans nos précédents articles, nous avons analysé comment le capital immobilisé peut limiter la croissance, comment la complexité du cycle de vie accroît les enjeux liés à la gestion des équipements, et comment les modèles fondés sur l’usage sont envisagés aux côtés de la propriété dans ce contexte.

Pris ensemble, ces éléments soulèvent une question plus large : comment les entreprises abordent-elles leurs décisions d’investissement dans un environnement de plus en plus incertain ?

À l’échelle européenne, les données mettent en évidence un contexte dans lequel l’investissement ne ralentit pas nécessairement, mais où l’engagement du capital devient plus complexe.

Un environnement marqué par l’incertitude

Les conditions dans lesquelles les décisions d’équipement sont prises ont évolué.
L’accélération des cycles technologiques réduit la durée de vie des équipements. Dans le même temps, l’incertitude liée aux évolutions technologiques influence la manière dont les organisations abordent leurs engagements à long terme. 64 % des décideurs indiquent que cette incertitude retarde les décisions de dépenses d’investissement. Les décisions d’investissement s’inscrivent ainsi dans un contexte marqué par des pressions technologiques, financières et opérationnelles.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les entreprises ne réduisent pas nécessairement leurs investissements.
Les résultats suggèrent qu’elles évaluent de manière plus attentive le moment et les modalités d’engagement du capital, notamment lorsque l’incertitude est plus marquée.

Cette incertitude s’inscrit dans un contexte déjà contraint. Comme indiqué dans notre rapport, 87 % des dirigeants indiquent que le capital immobilisé a déjà limité leur croissance. Cela signifie que les décisions d’investissement sont prises dans un cadre où les ressources sont limitées, et où l’engagement de capital aujourd’hui peut réduire la flexibilité à moyen terme. Les investissements sont ainsi évalués non seulement en termes de coût ou de rendement, mais également en fonction des arbitrages qu’ils impliquent.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les décisions d’investissement s’inscrivent de plus en plus dans un ensemble de priorités plus larges.
Les équipements sont évalués non seulement face à d’autres offres, mais aussi face à d’autres usages du capital, comme l’innovation, la transformation ou la croissance
.

Une tension dans la prise de décision

Les données mettent en évidence une tension récurrente. D’un côté, repousser un investissement peut accroître l’exposition à l’obsolescence et ralentir l’innovation.
De l’autre, investir trop tôt peut augmenter le risque d’obsolescence et réduire la flexibilité. Cette tension ne conduit pas à une trajectoire unique.
Les résultats suggèrent que les décisions deviennent plus conditionnelles, en fonction du timing, du type d’équipement et du niveau d’incertitude.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

L’enjeu ne porte pas uniquement sur l’offre, mais aussi sur le moment et les conditions d’évaluation.
Les entreprises semblent accorder une attention croissante à la manière dont une décision s’intègre dans un ensemble d’arbitrages et de contraintes.

Incertitude et temporalité des décisions

Au-delà de la technologie, d’après notre rapport, les perspectives soulignent également des facteurs plus larges qui influencent la prise de décision. Les conditions économiques, le coût du capital et l’incertitude générale du marché sont tous cités comme des éléments influençant les décisions d’investissement dans les équipements. Cela ne change pas forcément le besoin d’investir, mais peut affecter :

  • le moment des décisions
  • l’ampleur des engagements
  • le niveau de flexibilité recherché

Ils contribuent à une approche plus prudente, avec des décisions réévaluées plutôt qu’accélérées.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les cycles de décision peuvent devenir moins prévisibles.
Dans ce contexte, la lisibilité des propositions, la flexibilité et leur compatibilité avec différents horizons d’investissement peuvent influencer leur évaluation.

La propriété reste pertinente, mais différemment évaluée

Malgré ces pressions, la propriété continue de jouer un rôle important. Dans de nombreux cas, elle reste associée au contrôle, à la prévisibilité et à l’utilisation à long terme. En même temps, les données suggèrent que la propriété est de plus en plus évaluée dans son contexte en tenant compte de :

  • l’engagement en capital
  • le risque technologique
  • la flexibilité dans le temps

Cela n’indique pas un abandon de la propriété, mais une évaluation plus situationnelle de quand elle est appropriée.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les entreprises ne s’éloignent pas nécessairement de la propriété.
Elles réévaluent plutôt les conditions dans lesquelles elle est appropriée.
Cela met en évidence une importance croissante de la flexibilité dans la manière dont les équipements sont positionnés.

Conclusion : des décisions d’investissement sous contrainte

Les résultats ne mettent pas en évidence une baisse des investissements, mais une évolution de leur évaluation. Les contraintes de capital, l’incertitude technologique et la complexité opérationnelle rendent les décisions plus conditionnelles.

L’investissement devient moins une décision ponctuelle qu’un ensemble d’arbitrages dans le temps. Les données suggèrent un environnement dans lequel les entreprises continuent d’investir, mais dans un cadre de contraintes et d’incertitudes renforcées

Dans notre prochain article, nous jetons un coup d’œil plus attentif à la gestion de la fin de vie et pourquoi elle influence de plus en plus les décisions d’achat, tout en restant un défi opérationnel important pour de nombreuses organisations.

Dans nos précédents articles, nous avons analysé comment le capital immobilisé et la gestion du cycle de vie peuvent limiter la croissance et accroître la complexité des stratégies d’équipement en Europe. Ensemble, ces pressions soulèvent une question : à mesure que la propriété devient plus complexe à gérer, comment les entreprises appréhendent-elles des modèles alternatifs ? 

À l’échelle européenne, le rapport montre que certaines organisations recourent à des modèles fondés sur l’usage pour une partie de leurs équipements. 45 % des entreprises indiquent déjà accéder à au moins un quart de leurs équipements via ces modèles. Dans le même temps, les résultats suggèrent une réalité plus nuancée. L’adoption ne semble pas progresser de manière uniforme et reste, dans de nombreux cas, contrainte par différents facteurs.

Parmi les freins les plus fréquemment mentionnés : 

  • une préférence pour la propriété 
  • une offre limitée de la part des fournisseurs 
  • une perception de coûts plus élevés dans le temps 
  • un manque de compréhension interne de ces modèles 
  • une incertitude sur les modalités de fin de contrat 
  • une complexité comptable ou de reporting 
  • des contraintes liées aux politiques d’achats 

Pris ensemble, ces éléments créent des points de friction qui permettent d’éclairer pourquoi l’adoption reste inégale. 

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements 

Pour les OEM et les fournisseurs, ces constats mettent en évidence à la fois des contraintes et des leviers potentiels. 
Si l’adoption des modèles fondés sur l’usage reste inégale, les freins identifiés mettent en lumière les domaines dans lesquels davantage de lisibilité, de flexibilité et d’accompagnement peuvent être attendus. 

Malgré ces freins, le rapport met en évidence que les dirigeants identifient certains bénéfices associés à ces modèles :

  • 58 % indiquent qu’un meilleur accès aux équipements améliorerait leur agilité 
  • 50 % estiment que les modèles CAPEX traditionnels exposent à des risques financiers inutiles 
  • 49 % considèrent qu’un accès plus flexible faciliterait leur adaptation aux variations de la demande 

Les résultats suggèrent également que certaines organisations associent ces modèles à : 

  • un meilleur accès aux technologies récentes 
  • une exposition réduite à l’obsolescence 
  • une plus grande flexibilité dans des environnements incertains 

Ces éléments indiquent que les modèles fondés sur l’usage peuvent être perçus non seulement comme des alternatives de financement, mais aussi comme des leviers de flexibilité dans certains contextes. 

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Au-delà du financement, les données suggèrent que les entreprises accordent une attention croissante à des éléments tels que l’accès, la gestion du risque et la capacité d’adaptation.
La capacité à traduire ces attentes dans des propositions lisibles et adaptées au cycle de vie peut influencer la manière dont ces modèles sont évalués.

La propriété reste importante, mais son rôle est réévalué

Malgré la présence des modèles fondés sur l’usage, la propriété demeure un élément structurant des stratégies d’équipement. Dans de nombreux secteurs, elle continue d’apporter :

  • contrôle
  • prévisibilité
  • stabilité à long terme

Dans le même temps, les données suggèrent que son rôle est de plus en plus évalué en fonction du contexte.
Plutôt qu’un choix binaire, les entreprises semblent considérer la propriété aux côtés d’autres approches, selon le type d’équipement, le cycle de vie et les priorités stratégiques.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les entreprises ne passent pas d’un modèle à un autre.
Elles combinent différentes approches.
Cela implique une adaptation des offres aux caractéristiques des équipements, au contexte des clients et à leurs priorités.

Conclusion : un paysage plus complexe entre propriété et usage

Les résultats du rapport ne mettent pas en évidence une transition simple vers les modèles fondés sur l’usage.

Ils décrivent plutôt une situation plus complexe, dans laquelle :

  • ces modèles sont déjà présents
  • certains bénéfices sont identifiés
  • mais leur adoption reste influencée par des facteurs pratiques, structurels et liés aux écosystèmes

Dans l’ensemble, les données suggèrent davantage une phase de réévaluation qu’un basculement linéaire, où différentes approches sont envisagées en parallèle, selon les contextes.  

FAQ


Qu’est-ce qu’un modèle fondé sur l’usage ?

Il s’agit d’une approche dans laquelle les entreprises privilégient l’accès, la flexibilité ou la performance plutôt que la propriété. Cela inclut notamment le leasing (sans option d’achat), la location ou des modèles par abonnement.

Pourquoi les entreprises s’y intéressent-elles ?

Les résultats suggèrent que certaines organisations associent ces modèles à davantage de flexibilité, à un meilleur accès aux technologies et à une exposition réduite à l’obsolescence.

Quels sont les principaux freins à l’adoption ?

Les données mettent en évidence des freins tels que la préférence pour la propriété, une offre limitée, la perception des coûts, ou encore un manque de compréhension interne.

Les entreprises s’éloignent-elles de la propriété ?

Les résultats ne vont pas dans ce sens. Ils suggèrent plutôt que la propriété est évaluée aux côtés d’autres approches, selon le contexte.

Les modèles fondés sur l’usage remplacent-ils les modèles CAPEX ?

Le rapport ne met pas en évidence un remplacement. Il suggère plutôt une coexistence de plusieurs approches, combinées en fonction des besoins et des contraintes.

Dans notre prochain article, nous aborderons une question plus large : si propriété et usage ont chacun un rôle à jouer, comment les entreprises appréhendent-elles leur articulation ?

Dans notre précédent article, nous avons analysé comment le capital immobilisé peut limiter la croissance des entreprises européennes et pourquoi les décisions de propriété deviennent plus difficiles à justifier dans un environnement en évolution rapide. Mais la stratégie d’équipement n’est pas uniquement influencée par des contraintes financières.

Un second phénomène, tout aussi structurant, apparaît dans les données : la complexité croissante de la gestion des équipements au-delà de leur acquisition. Les décisions d’équipement sont souvent perçues comme des moments ponctuels : un achat, un contrat, un déploiement. Les résultats suggèrent que, dans de nombreux cas, elles s’inscrivent désormais dans des responsabilités qui se prolongent dans le temps.

Celles-ci incluent le suivi des équipements, la conformité, la maintenance et la coordination de la fin de vie. Et pour de nombreuses entreprises européennes, cette évolution semble difficile à mettre en œuvre en pratique.

Notre étude Équipements professionnels en Europe : Perspectives 2026, menée auprès de plus de 1 000 décideurs dans 11 pays européens, met en évidence une réalité : la stratégie d’équipement ne se limite plus à l’accès ou au financement. Elle inclut également la gestion des équipements sur l’ensemble de leur cycle de vie, dans un contexte d’exigences croissantes.

Pour les fabricants, distributeurs et fournisseurs d’équipements, ces constats ont des implications directes. Ils éclairent la manière dont les équipements sont évalués, la façon dont les décisions d’achat sont abordées, et plus largement ce qui entre en ligne de compte dans la notion de valeur.

Un contexte en évolution : des exigences accrues sur le cycle de vie

Les entreprises évoluent dans un environnement de plus en plus complexe.
Outre les pressions économiques telles que les taux d’intérêt, les contraintes liées au coût du capital ou la volatilité des chaînes d’approvisionnement s’ajoutent des exigences réglementaires et de reporting accrues.

Des cadres comme la CSRD, la SFDR ou les initiatives européennes liées à l’économie circulaire renforcent les attentes en matière de transparence, de traçabilité et de gestion des équipements dans le temps.

Dans ce contexte, les décisions d’équipement ne reposent plus uniquement sur la performance ou le prix. Elles sont également évaluées à l’aune de la manière dont les équipements peuvent être :

  • suivis tout au long de leur cycle de vie
  • maintenus et optimisés
  • redéployés, remis à neuf ou recyclés
  • documentés à des fins de conformité et de reporting

Ce qui relevait auparavant de l’exploitation tend à être pris en compte plus en amont, dans les décisions d’achat et d’investissement.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les équipements ne sont plus évalués de manière isolée. Les données suggèrent que les entreprises accordent une attention croissante à la manière dont ces équipements peuvent être gérés dans le temps, ainsi qu’à la complexité associée à cette gestion.
Cela conduit à une évolution des critères d’évaluation, qui intègrent davantage des considérations liées au cycle de vie.

Cette évolution apparaît clairement dans les données. 68 % des dirigeants européens indiquent que la facilité de gestion de la remise en état, de la réutilisation, du recyclage ou de la mise au rebut influence leurs décisions d’achat.

Les considérations liées au cycle de vie ne sont donc plus secondaires. Elles font désormais partie des critères pris en compte dès l’amont. Cependant, l’importance croissante de ces enjeux ne s’accompagne pas toujours d’un niveau de préparation équivalent. Près de neuf organisations sur dix (87 %) déclarent que la gestion de la fin de vie des équipements détenus est difficile.

Ces résultats mettent en évidence un écart : les attentes évoluent, mais les capacités opérationnelles, les processus et la visibilité nécessaires restent en développement dans de nombreux cas.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Cette situation n’est pas sans conséquences. Elle peut introduire des points de friction dans les décisions d’achat, dans un contexte où les entreprises doivent gérer des responsabilités croissantes sur lesquelles elles ne disposent pas toujours des moyens nécessaires.
Dans ce cadre, la complexité devient un facteur à part entière.
La capacité à la réduire ou à accompagner sa gestion, peut influencer la manière dont les équipements sont évalués.

Un écart structurel entre attentes et capacités

Cet écart ne relève pas uniquement d’une question d’intention. Il s’inscrit dans des structures existantes. Les modèles de propriété traditionnels ont été conçus principalement autour de l’acquisition et de l’amortissement. Ils n’intègrent pas systématiquement des mécanismes de visibilité, de suivi ou de coordination sur l’ensemble du cycle de vie. Or, les organisations sont aujourd’hui amenées à :

  • suivre les équipements avec davantage de précision
  • rendre compte de leur impact sur le cycle de vie
  • organiser leur gestion en fin de vie

Dans de nombreux cas, les outils, les processus et les écosystèmes nécessaires à cette gestion à grande échelle sont encore en cours de développement. Cela contribue à expliquer pourquoi la gestion du cycle de vie apparaît à la fois comme une priorité croissante et un défi opérationnel.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les entreprises n’évaluent plus uniquement un produit. Elles accordent une attention croissante à l’ensemble des éléments qui accompagnent sa gestion dans le temps : services, coordination et suivi des équipements.
Dans ce contexte, la performance ne se limite plus à l’équipement lui-même, mais inclut sa gestion sur l’ensemble du cycle de vie.

Le rôle du financement : un levier parmi d’autres

Les modèles de financement peuvent jouer un rôle dans la gestion du cycle de vie.
Dans certains cas, des solutions intégrant des mécanismes de restitution peuvent faciliter :

  • le redéploiement des équipements
  • leur remise en état
  • une meilleure visibilité du cycle de vie

Ces modèles ne déterminent pas à eux seuls les résultats. Ces derniers dépendent également de facteurs tels que :

  • la conception des équipements
  • les pratiques de maintenance
  • la coordination des chaînes d’approvisionnement
  • la capacité à suivre et gérer les équipements dans le temps

La gestion du cycle de vie ne relève donc pas uniquement d’une logique financière. Elle s’inscrit dans une approche plus large, opérationnelle et liée aux écosystèmes.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

Les attentes ne se limitent plus à la flexibilité financière.
Les entreprises évaluent également :
– la manière dont les équipements sont accompagnés dans leur utilisation
– leur facilité de gestion à l’échelle
– les modalités de gestion de la fin de vie

Dans ce contexte, la notion de valeur tend à intégrer la capacité à gérer le cycle de vie dans sa globalité.

La propriété reste importante, mais son rôle évolue

Malgré ces évolutions, la propriété demeure un élément structurant des stratégies d’équipement. Dans de nombreux secteurs, elle continue d’apporter :

  • contrôle
  • prévisibilité
  • stabilité à long terme

Les données suggèrent toutefois que son rôle est de plus en plus évalué au regard du contexte. La question ne porte plus uniquement sur l’importance de la propriété, mais sur la manière dont elle s’intègre dans une approche plus large, incluant gestion du cycle de vie, flexibilité et exigences de conformité.

Ce que cela suggère pour les OEM et les fournisseurs d’équipements

La propriété ne disparaît pas.
Mais elle s’inscrit davantage dans des configurations variables, selon les types d’équipement, la complexité du cycle de vie et les priorités des entreprises.

Conclusion : une approche élargie de la stratégie d’équipement

Les résultats du rapport suggèrent une refonte de la manière dont les stratégies d’équipement sont appréhendées. Les décisions ne se limitent plus à une transaction ponctuelle. Elles s’inscrivent dans un processus qui intègre : acquisition, utilisation, optimisation et fin de vie. Cela introduit une complexité accrue pour les entreprises, et élargit les éléments pris en compte dans l’évaluation des équipements. La question ne porte plus seulement sur les caractéristiques d’un équipement.
Elle inclut aussi la manière dont celui-ci peut être géré dans le temps.

Foire aux questions

Qu’est-ce que la responsabilisation sur l’ensemble du cycle de vie ?

Elle désigne la gestion des équipements sur l’ensemble de leur cycle de vie : utilisation, maintenance, suivi et gestion de la fin de vie (réemploi, recyclage, élimination).

Pourquoi la gestion du cycle de vie devient-elle plus importante ?

Les données mettent en évidence l’effet combiné des exigences réglementaires, des attentes en matière de transparence et de la complexité opérationnelle.

Pourquoi la gestion de la fin de vie est-elle perçue comme difficile ?

87 % des entreprises indiquent rencontrer des difficultés, ce qui reflète un écart entre les attentes et les capacités opérationnelles disponibles.

Quel impact pour les OEM et les fournisseurs d’équipements ?

Les résultats suggèrent que la gestion du cycle de vie devient un élément de plus en plus intégré dans l’évaluation des équipements.

Dans notre prochain article, nous explorerons comment les entreprises abordent l’équilibre entre propriété et usage et ce que les données suggèrent quant à l’adoption des modèles fondés sur l’usage en Europe.

On parle souvent des équipements en termes d’investissement. Rarement en termes de capital immobilisé. Pourtant, c’est exactement ce que révèle notre étude Équipements professionnels en Europe : perspectives 2026, menée auprès de plus de 1 000 décideurs dans 11 pays européens : pour une large majorité d’entreprises, le capital immobilisé dans des équipements physiques est devenu un frein réel à la croissance. 

Pour les fabricants, distributeurs et fournisseurs d’équipements, ces constats sont loin d’être anecdotiques. Ils expliquent pourquoi les échanges avec les clients finaux deviennent plus complexes, pourquoi les décisions d’achat se bloquent plus tard dans le cycle de vente, et pourquoi la manière dont les équipements sont financés influence de plus en plus… la décision d’achat elle-même. 

Ce qui suit est une lecture du monde de vos clients et de ce que cela signifie concrètement pour votre stratégie de mise sur le marché.

Un contexte qui accentue le phénomène 

Pour comprendre pourquoi l’immobilisation du capital est aujourd’hui si problématique, il faut d’abord regarder l’environnement dans lequel les entreprises évoluent. 

95 % des décideurs interrogés estiment que leurs équipements deviennent obsolètes plus rapidement qu’il y a cinq ans. Les cycles technologiques s’accélèrent, les standards de performance évoluent rapidement, et les équipements intègrent de plus en plus de logiciels et de connectivité. Résultat : 43 % des répondants déclarent que leurs équipements deviennent parfois obsolètes avant même d’avoir généré le retour sur investissement attendu

Dans ce contexte, s’engager sur un investissement lourd à long terme devient un exercice risqué. Et c’est précisément là que l’immobilisation du capital devient un problème central : on immobilise du capital dans des équipements qui perdent de la valeur plus vite que prévu, pendant que les opportunités de croissance, elles, n’attendent pas.  

Ce que cela signifie pour les OEM (fabricants d’équipements) et fournisseurs d’équipements

Vos clients sont de plus en plus réticents à s’engager dans des équipements qui risquent de ne pas générer un retour sur investissement complet avant l’arrivée du prochain cycle technologique.
Cette évolution redéfinit les questions que les acheteurs posent dans les échanges commerciaux ainsi que les réponses que vos concurrents commencent à apporter.

Quand la propriété des équipements freine la croissance des entreprises  

Le chiffre est sans appel : 87 % des dirigeants interrogés indiquent que l’immobilisation de capital dans des équipements a, à un moment donné, limité les opportunités de croissance de leur entreprise. Seuls 13 % déclarent n’avoir jamais rencontré ce problème. 

Ce n’est donc pas un phénomène marginal. C’est la norme. Et pour 35 % des répondants, cette contrainte se produit fréquemment ou très fréquemment — pas occasionnellement, mais de manière récurrente. 

Les variations géographiques confirment l’ampleur du sujet : les Pays-Bas affichent la proportion la plus élevée de contraintes fréquentes (45 %), suivis par l’Espagne (38 %). Aucun marché n’est toutefois épargné. Dans des secteurs à forte intensité d’équipements comme la santé, le transport-logistique ou l’agriculture, ce phénomène est cité comme particulièrement impactant.

Où les entreprises investiraient si ce capital était libéré 

Ce que les chiffres ne disent pas directement, c’est ce que représente concrètement ce capital bloqué. Quand on demande aux dirigeants ce qu’ils feraient s’il était libéré, la réponse est claire : ils investiraient dans des domaines qui définissent la compétitivité future. 

Un tiers (33 %) citerait des initiatives de durabilité et de technologies vertes. 32 % privilégieraient l’expansion sur de nouveaux marchés. Autant investiraient dans la transformation numérique ou les mises à niveau technologiques. 31 % orienteraient ce capital vers l’innovation et la R&D. 

Ce qui ressort de ces réponses, c’est leur diversité. Les dirigeants ne cherchent pas une alternative unique : ils cherchent la liberté de rééquilibrer leurs investissements en fonction de leurs priorités stratégiques du moment. Or, c’est précisément cette liberté que l’immobilisation du capital leur retire. 

Ce que cela signifie pour les OEM (fabricants d’équipements) et fournisseurs d’équipements

Chaque euro non immobilisé dans un équipement est un euro que votre client peut consacrer à la durabilité, à l’expansion, à la transformation digitale ou à l’innovation. Le sujet du financement ne se joue plus uniquement face à d’autres fournisseurs d’équipements, mais face à l’ensemble de l’agenda stratégique de vos clients. Cela élève considérablement le niveau d’exigence de votre proposition commerciale. 

L’incertitude technologique renforce la complexité des décisions  

À cette contrainte s’ajoute un autre facteur clé : 64 % des décideurs déclarent que l’incertitude autour des technologies futures retarde leurs décisions d’investissement en équipements. Investir maintenant, c’est risquer l’obsolescence. Attendre, c’est risquer de perdre en compétitivité. Un dilemme difficile à trancher quand le capital est déjà contraint. 

Ce phénomène crée une forme de paralysie partielle : les entreprises savent qu’elles doivent investir, mais hésitent sur le moment et sur la technologie à privilégier. Paradoxalement, cette hésitation prolonge la durée de vie d’équipements vieillissants et accentue encore le problème d’obsolescence. 

Ce que cela signifie pour les OEM (fabricants d’équipements) et fournisseurs d’équipements

L’hésitation des acheteurs ralentit directement la vélocité de votre pipeline commercial. Les fabricants et distributeurs capables de réduire le risque perçu grâce à des modèles basés sur l’usage lèvent un obstacle que leurs concurrents continuent d’imposer à leurs clients. Dans un marché où près de deux tiers des acheteurs hésitent déjà, cette différence devient déterminante. 

La propriété reste dominante, mais les perspectives évoluent 

Malgré ces tensions, la propriété reste le modèle de financement majoritaire : 41 % des entreprises financent principalement leurs équipements par achat direct. Ce n’est pas surprenant. La propriété offre du contrôle, de la stabilité, et reste perçue comme fondamentale dans de nombreux secteurs.

Mais ce qui évolue, c’est la manière dont les dirigeants l’évaluent. La question n’est plus « Doit-on posséder ? », mais plutôt « Dans quels cas le capital immobilisé par la propriété reste-t-il justifié? » C’est un changement de perspective subtil, mais significatif. 

Ce que cela signifie pour les OEM (fabricants d’équipements) et fournisseurs d’équipements

Les fabricants qui sauront anticiper cette évolution et intégrer des propositions commerciales flexibles dès la conception de leur offre, plutôt que comme un ajout tardif, auront, d’ici deux ans, des échanges très différents avec leurs clients. L’enjeu concurrentiel ne porte plus uniquement sur ce que vous vendez, mais sur la façon dont vos clients peuvent y accéder. 

Foire aux questions  

Qu’est-ce que l’immobilisation du capital dans le financement des équipements ? 

L’immobilisation du capital désigne les ressources financières bloquées dans des équipements détenus en propre, et qui ne peuvent donc pas être utilisées ailleurs dans l’entreprise. Selon l’étude Équipements professionnels en Europe : perspectives 2026 de BNP Paribas Leasing Solutions, 87 % des dirigeants européens indiquent que ce phénomène a, à un moment donné, freiné la croissance de leur entreprise.  

Pourquoi les équipements deviennent-ils obsolètes plus rapidement ? 

95 % des décideurs interrogés estiment que les équipements deviennent obsolètes plus rapidement qu’il y a cinq ans, en raison de l’accélération des cycles technologiques, de l’intégration de logiciels et de standards de connectivité évoluant indépendamment du matériel. 

Quelles sont les alternatives à l’achat d’équipements ? 

Les entreprises évaluent de plus en plus des solutions comme le leasing, les modèles basés sur l’usage, l’équipement en tant que service ou les abonnements, en complément de l’achat traditionnel. Le choix dépend notamment du type d’équipement, de la durée des cycles technologiques et du niveau de flexibilité recherché. 

Quel impact pour les OEM et les fournisseurs d’équipements ?

L’évolution de la perception des acheteurs implique que les fabricants et distributeurs sont de plus en plus attendus sur leur capacité à proposer des solutions de financement flexibles. Ceux qui intègrent ces options dès leur stratégie commerciale réduisent un point de friction que leurs concurrents continuent de subir. 

Dans notre prochain article, nous explorons un autre défi majeur identifié par les décideurs européens : la complexité croissante de la gestion du cycle de vie des équipements et la manière dont elle redéfinit les critères d’approvisionnement des entreprises européennes.

Paris, Londres, 20 mai 2026 – BNP Paribas Leasing Solutions, l’un des principaux acteurs du financement des équipements professionnels, publie une nouvelle étude révélant que les entreprises européennes réévaluent leurs décisions d’investissement à mesure que les pressions liées au capital, à la technologie et au cycle de vie des équipements s’intensifient.

Le rapport “ Equipements professionnels en Europe : perspectives 2026”, fondé sur une enquête menée auprès de plus de 1 000 dirigeants (C-level et décideurs d’entreprise) à travers l’Europe, montre que 87 % des dirigeants ont déjà été confrontés à des contraintes de croissance liées au capital immobilisé dans des équipements physiques détenus. 

Ces résultats indiquent que les décisions d’équipement deviennent plus complexes : les entreprises doivent désormais arbitrer entre les avantages de la propriété, les contraintes de capital, les incertitudes technologiques et les défis liés à la gestion du cycle de vie. 

L’étude couvre plusieurs secteurs fortement dépendants des équipements, notamment l’agriculture, la construction, le transport et la logistique, la technologie, la santé et les énergies renouvelables. 

Dans un contexte marqué par la hausse des coûts de financement, des tensions inflationnistes persistantes et des incertitudes géopolitiques, les décisions d’allocation de capital à long terme deviennent de plus en plus difficiles pour les dirigeants. Selon l’indice Purchasing Managers’ Index (PMI), l’activité économique de la zone euro s’est contractée en avril, sous l’effet des conflits mondiaux qui renchérissent les coûts de production et d’énergie pour de nombreuses entreprises européennes. Cette situation accentue la pression sur les coûts et complexifie encore davantage les décisions d’investissement à long terme. 

Lorsqu’on leur demande comment ils réalloueraient le capital libéré des équipements physiques, les répondants identifient plusieurs priorités stratégiques : 

  • 32 % privilégieraient l’expansion sur de nouveaux marchés et la transformation digitale 
  • 31 % investiraient dans la R&D et l’innovation 
  • 33 % investiraient dans des initiatives durables, des technologies vertes ou l’efficacité énergétique 

L’étude met également en évidence la pression croissante liée à l’accélération des cycles technologiques. Près de tous les dirigeants (95 %) estiment que les équipements deviennent obsolètes plus rapidement qu’il y a cinq ans, et 64 % déclarent que l’incertitude concernant les technologies futures retarde leurs décisions d’investissement. Les organisations sont ainsi confrontées à un dilemme : investir aujourd’hui au risque de voir les équipements devenir rapidement obsolètes, ou retarder leurs investissements au risque de freiner l’innovation et la compétitivité.  

Au-delà des enjeux financiers et technologiques, le rapport souligne également un défi opérationnel croissant lié à la gestion du cycle de vie des équipements.  

Près de neuf organisations sur dix (87 %) estiment que la gestion de la fin de vie des équipements détenus est complexe, tandis que 68 % déclarent que la facilité de reconditionnement, de réutilisation, de recyclage ou de mise au rebut influence désormais leurs décisions d’achat. 

Ces résultats montrent que les dirigeants accordent désormais autant d’importance à la gestion des équipements sur l’ensemble de leur cycle de vie qu’à leur acquisition ou leur financement, dans un contexte de renforcement des exigences réglementaires, de la pression en matière de durabilité et de la complexité opérationnelle.  

Retrouvez toutes les informations relatives au rapport “ Equipements professionnels en Europe : perspectives 2026” 

– FIN – 

À PROPOS DE BNP PARIBAS LEASING SOLUTIONS  

BNP Paribas Leasing Solutions offre des solutions de financement d’équipements professionnels et des services dans des secteurs clés tels que l’agriculture, la construction, le transport, la manutention, l’IT & la télécommunication, la santé et le secteur de l’énergie et des technologies vertes (GreenTech).    

Fort de ses 70 ans d’existence, ses partenaires et ses clients s’appuient sur son expertise des marchés, son savoir-faire en matière d’équipement et ses services-conseils pour favoriser leur croissance et les accompagner dans leur transformation et leur transition vers une économie circulaire à faible émission de carbone. En 2025, BNP Paribas Leasing Solutions a financé 15,5 milliards d’euros d’équipements et gère actuellement un portefeuille d’encours de 38,8 milliards d’euros.   

Présent dans 18 pays à travers l’Europe et la Turquie et employant plus de 3 000 collaborateurs, BNP Paribas Leasing Solutions propose des solutions de financement aux États-Unis et au Canada en partenariat avec la Banque de Montréal et en Chine à travers sa joint-venture avec Jiangsu Financial Leasing.    

BNP Paribas Leasing Solutions est une filiale du groupe BNP Paribas et fait partie du pôle Commercial, Personal Banking & Services.   

Plus d’informations sur leasingsolutions.bnpparibas.com   

BNP Paribas Leasing Solutions s’engage à donner de l’élan à la transition vers une économie circulaire. Nous collaborons avec des partenaires et des clients pour développer des solutions innovantes qui maximisent l’efficacité, minimisent les déchets et permettent une croissance durable. 

Notre joint-venture, BNP Paribas 3 Step IT, en est un excellent exemple, elle fournit une solution complète qui couvre l’ensemble du cycle de vie de certains matériels informatiques : de l’approvisionnement à la gestion des équipements, en veillant à ce que les appareils professionnels soient remis à neuf en toute sécurité pour leur prochaine utilisation. 

Dans cette interview exclusive, notre Chief Sustainability Officer, Andrey Maramzine, partage son point de vue sur la façon dont les organisations révolutionnent leur approche de la technologie pour générer plus de valeur tout en réduisant l’impact environnemental. 

Journaliste : Comment caractériseriez-vous le rôle de la technologie dans le paysage organisationnel actuel ? 

Andrey : La technologie est devenue l’épine dorsale de l’agilité organisationnelle et de la compétitivité. Bien que les besoins numériques varient considérablement d’un secteur et d’une entreprise à l’autre, la technologie améliore l’efficacité, la productivité et la connectivité. Il ne fait aucun doute qu’elle continuera d’aider les organisations à atteindre une croissance durable dans les années à venir. 

Journaliste: Quels sont les principaux défis auxquels les organisations sont confrontées dans la gestion de leurs équipements technologiques ? 

Andrey : La gestion de la technologie d’aujourd’hui s’inscrit dans un contexte de défis urgents : crise climatique, contraintes de ressources, chaînes d’approvisionnement mondiales complexes, menaces de cybersécurité en constante évolution et exigences réglementaires. 

Ces facteurs ont un impact significatif sur la résilience opérationnelle d’une organisation et sa capacité à répondre aux attentes des parties prenantes. 

Journaliste: Comment BNP Paribas 3 Step IT aide-t-il les clients à relever ces défis complexes ? 

Andrey : Chez BNP Paribas 3 Step IT, nous avons développé une solution circulaire complète qui guide les clients tout au long du parcours de l’équipement (approvisionnement, gestion des actifs, mise hors service et remplacement) au sein d’un seul service intégré. 

Notre approche de la gestion du cycle de vie des technologies représente un changement dans la gestion des parcs informatiques. Grâce à nos contrats de service tout compris, les organisations accèdent à des équipements de pointe, gèrent efficacement les actifs via notre plateforme et s’assurent que les appareils sont remis à neuf en toute sécurité et de manière durable lorsqu’ils ne sont plus nécessaires, avant d’être recommercialisés. 

Journaliste : Quelles sont les raisons impérieuses qui devraient motiver les entreprises à adopter la gestion circulaire des équipements technologiques ? 

Andrey : L’avantage le plus important est la gestion proactive des risques dès le premier jour. Les entreprises répondent immédiatement aux préoccupations (sécurité des données, optimisation financière, conformité réglementaire et impact environnemental) grâce à une solution unifiée. 

Nos clients reconnaissent que les investissements technologiques représentent une mobilisation financière importante. La gestion du cycle de vie des technologies offre une approche équilibrée, combinant l’excellence opérationnelle, l’efficacité financière, la sécurité renforcée et la durabilité environnementale sans compromis. 

Journaliste: Merci de partager ces idées sur des solutions qui font une différence significative pour les organisations et transforment les pratiques de gestion technologique. 

Andrey : Merci de me donner l’occasion de discuter de ces développements importants. 

Téléchargez notre livre blanc complet, « L’Essor d’un Modèle Circulaire – Exploiter le Potentiel du Product-as-a-Service »

En partageant ces perspectives, nous visons à promouvoir des solutions favorisant une croissance durable.

Alors que la population mondiale continue de croître, l’industrie de la construction joue un rôle crucial pour répondre à la demande croissante de logements, d’infrastructures et d’espaces commerciaux. Cependant, cette croissance s’accompagne de défis importants, notamment des pénuries de main-d’œuvre, l’augmentation des coûts des matériaux et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Dans le même temps, la durabilité devient une préoccupation urgente, car le secteur de la construction représente 37 % des émissions mondiales et plus d’un tiers de tous les déchets générés dans l’UE. 

Dans notre dernier rapport, L’Essor d’un Modèle Circulaire – Exploiter le Potentiel du Product-as-a-Service, nous explorons comment le secteur de la construction évolue vers des modèles d’affaires circulaires. L’un de ces modèles, le Product-as-a-Service (PaaS), présente une opportunité de transformation pour le secteur en offrant une approche innovante de la propriété des équipements, de la gestion des ressources et de la durabilité.  

Les innovations au service d’une industrie durable 

Des équipements de construction modernes et durables sont essentiels pour relever les défis de l’industrie. Des technologies telles que l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle améliorent l’efficacité et la sécurité, tandis que la télématique permet une gestion des performances basée sur les données et des opérations à distance. De plus, l’électrification des machines de construction aide les entreprises à réduire leur impact environnemental et à se conformer à l’évolution des réglementations, telles que les interdictions de diesel dans certaines zones urbaines.  

Une nouvelle approche du financement de l’équipement  

Investir dans des équipements de construction nécessite des capitaux importants, ce qui peut constituer un obstacle majeur à la croissance. Des coûts initiaux élevés peuvent ralentir les décisions d’investissement, tandis que la longue durée de vie des machines a un impact sur les ventes et les revenus des fabricants. 

Le modèle PaaS résout ces problèmes en permettant aux entreprises d’accéder à l’équipement de construction par le biais de paiements mensuels planifiés, plutôt que d’un achat direct. Ce modèle fournit aux clients des équipements et des services essentiels, tels que la maintenance, les réparations et le diagnostic des données, sans la contrainte financière de la possession. 

Pour les constructeurs, cette transition de la vente ponctuelle aux services de cycle de vie améliore les relations avec les clients, accélère le processus de vente et améliore les marges bénéficiaires. En intégrant le PaaS dans leurs stratégies commerciales, les fabricants peuvent créer des flux de revenus plus prévisibles tout en répondant aux besoins changeants de leurs clients. 

Prolonger la durée de vie des équipements de construction  

La production de nouveaux matériaux de construction est à la fois coûteuse et gourmande en ressources. Les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et les pénuries de matières premières compliquent encore le processus. En adoptant un modèle circulaire tel que le PaaS, les fabricants peuvent récupérer et réutiliser des matériaux précieux, prolongeant ainsi le cycle de vie de leurs produits. 

Dans le cadre du PaaS, les clients utilisent l’équipement sans la responsabilité de leur propriétaire, tandis que les fabricants gardent le contrôle de l’ensemble du cycle de vie de leurs produits. À la fin de leur utilisation, les équipements peuvent être remis à neuf, revendus sur des marchés secondaires ou recyclés de manière responsable. Cette approche aide les fabricants à atténuer les risques de la chaîne d’approvisionnement, à réduire les déchets et à soutenir les objectifs de durabilité. 

Construire un avenir plus durable 

Alors que le secteur de la construction continue d’évoluer, l’adoption de solutions circulaires telles que le PaaS peut générer des avantages économiques et environnementaux. Ce modèle soutient les engagements en matière de responsabilité élargie des producteurs (REP) en maximisant l’utilisation des produits et en encourageant une conception durable. 

Chez BNP Paribas Leasing Solutions, nous avons à cœur de faciliter cette transition. Grâce à des programmes de financement novateurs pour les équipements de construction usagés, y compris des garanties et des contrats d’entretien, nous aidons nos partenaires à bâtir un avenir plus durable. Bien que des progrès aient été réalisés, de nombreuses solutions qui favoriseront la transition circulaire doivent encore être développées. Nous restons déterminés à travailler avec des partenaires de l’industrie pour explorer de nouvelles possibilités de croissance et de durabilité. 

Pour en savoir plus sur la façon dont nous pouvons aider votre entreprise à atteindre ses objectifs de durabilité, contactez-nous dès aujourd’hui.

Le paysage de la santé est en pleine mutation, poussé par la nécessité d’innover face à des défis croissants. Le vieillissement de la population, la pénurie des travailleurs de la santé et les contraintes budgétaires persistantes obligent le secteur à chercher de nouvelles solutions. Face à cette pression, les modèles de services circulaires, en particulier le Product-as-a-Service (PaaS), apparaissent comme de puissants moteurs de changement.

Un nouveau modèle d’approvisionnement en soins de santé

Le modèle traditionnel d’approvisionnement en soins de santé, caractérisé par des dépenses d’investissement initiales pour l’équipement médical, s’avère de moins en moins viable. Le PaaS offre une alternative convaincante, permettant aux prestataires de soins de santé d’accéder à une technologie de pointe sans le fardeau de lourds investissements initiaux. Au lieu de cela, ils concluent des contrats de service qui englobent l’utilisation de l’équipement, la maintenance et le soutien opérationnel. Ce changement permet une budgétisation plus prévisible, car les coûts sont alignés sur l’utilisation réelle. 

Au-delà des avantages financiers, le PaaS offre une plus grande efficacité et optimise l’allocation des ressources. Un logiciel de gestion des équipements, souvent intégré à ces contrats, garantit que l’équipement est déployé là où il est le plus nécessaire et entretenu de manière proactive. Cela minimise les temps d’arrêt, prolonge la durée de vie des équipements et réduit les déchets dus à la sous-utilisation, autant de facteurs cruciaux dans un environnement aux ressources limitées. 

L’adoption de technologies de pointe comme la robotique et l’intelligence artificielle souligne encore la nécessité de modèles d’approvisionnement flexibles. Bien que ces technologies promettent d’améliorer les résultats pour les patients et d’atténuer les pénuries de personnel, leur mise en œuvre nécessite souvent un investissement initial important. Le PaaS offre un accès à ces innovations, permettant aux prestataires de soins de santé de tirer parti de leurs avantages sans grever les budgets.  

Une situation gagnant-gagnant pour les fabricants

Les fabricants d’équipements médicaux ont également tout à gagner dans ce modèle économique Product-as-a-Service. (Produit en tant que Service). En passant de ventes ponctuelles à des contrats de service à long terme, elles peuvent disposer de revenus récurrents et renforcer les relations avec les clients. La nature des contrats PaaS permet un engagement continu, facilitant les mises à niveau des produits, la maintenance et les informations basées sur les données qui améliorent les itérations futures. 

En intégrant des services de maintenance, de réparation et de fin de vie dans leurs offres, les fabricants peuvent prolonger la durée de vie de leurs produits, réduire les déchets et minimiser leur empreinte environnementale. Les programmes de remise à neuf et de revente, facilités par le PaaS, permettent de récupérer des matériaux et des ressources de valeur, contribuant ainsi à une économie circulaire. . 

L’avenir du produit en tant que service dans le secteur de la santé 

L’adoption de modèles PaaS n’est pas seulement une stratégie financière ; Il s’agit d’un changement fondamental vers un écosystème de soins de santé plus durable et plus efficace. En promouvant une gestion responsable des ressources et en favorisant l’innovation, le PaaS permet aux prestataires de soins de santé d’offrir de meilleurs soins aux patients tout en minimisant leur impact environnemental. À mesure que le secteur de la santé d’évolue, les modèles de services circulaires joueront un rôle de plus en plus essentiel dans la construction de son avenir. 

Cet article a été publié (en anglais) pour la première fois sur ‘Envirotec’ ici

Partout en Europe, les entreprises sont vivement encouragées à investir dans des pratiques plus respectueuses de l’environnement, mais les coûts initiaux élevés et les défis opérationnels entravent ces investissements. Neil Pein, CEO chez BNP Paribas Leasing Solutions, explique comment l’intégration des modèles Produit-as-Service (PaaS) peut améliorer l’accessibilité aux technologies vertes, soutenir l’économie circulaire et aider les organisations à répondre à l’évolution des exigences réglementaires. 

L’objectif de 42,5 % de l’UE en matière d’énergies renouvelables d’ici à 2030 oblige les entreprises de toutes les industries à repenser leurs business modèles. De nouvelles réglementations telles que les zones à faible émission, les mandats en matière d’efficacité énergétique et les exigences de déclaration comme la Directive de l’UE sur les rapports sur la durabilité des entreprises font que les entreprises doivent adopter des pratiques plus durables. Bien que ces politiques posent des défis, elles offrent aussi aux entreprises l’opportunité d’investir dans les technologies vertes. 

Heureusement, le secteur des technologies vertes regorge de solutions innovantes prêtes à soutenir les entreprises dans ce parcours. Des points de recharge de véhicule électrique, aux panneaux solaires en passant par l’éclairage LED, les technologies vertes se développent rapidement et seront au cœur de l’aide apportée aux organisations pour réduire leurs émissions de carbone. 

Alors, où est le piège ? Bien que l’herbe soit peut-être plus verte lorsqu’il s’agit de tirer parti de certaines technologies, le défi pour les entreprises réside dans la lourde facture du jardinier qui vient avec. Les coûts initiaux élevés demeurent l’un des principaux obstacles à l’investissement dans les technologies vertes. Un système d’énergie solaire sur toit ou un chargeur EV peut coûter des milliers – voire des dizaines de milliers – d’euros en amont, avec des dépenses supplémentaires pour l’installation et l’entretien. Pour les entreprises dont les marges sont restreintes et l’incertitude économique, ces coûts peuvent décourager les investissements dont elles ont grand besoin. 

Résultat, les entreprises se retrouvent entre le marteau et l’enclume. Les exigences réglementaires les poussent à adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement, mais la charge financière qui en découle ralentit le rythme des progrès. 

Une nouvelle voie vers une rentabilité durable 

Investir dans les technologies vertes et gérer les coûts ne doit pas s’exclure mutuellement. Les modèles Product-as-a-Service (PaaS) offrent une façon d’accéder à la technologie verte en passant de la propriété à l’utilisation ou aux résultats commerciaux. 

Dans le cadre d’un modèle PaaS, les entreprises paient le service ou les résultats fournis par un produit, plutôt que de posséder l’actif lui-même. Cela signifie que des paiements mensuels prévisibles remplacent d’importantes dépenses initiales en capital. D’autres services comme l’entretien, les mises à niveau et l’assurance sont souvent regroupés dans le contrat, ce qui réduit la complexité opérationnelle et assure un rendement optimal tout au long du cycle de vie du produit. 

Prenons l’exemple d’une station de recharge de véhicule électrique. Les entreprises paient l’électricité qu’elles consomment, tandis que l’Opérateur de Point de Chargement (OPC) est responsable de l’installation, de l’entretien et des mises à niveau.  

Ce modèle axé sur les services offre la souplesse dont les entreprises ont besoin dans un environnement imprévisible. Les entreprises peuvent élargir leur utilisation des technologies vertes en fonction de leur croissance et adapter leurs contrats en fonction de l’évolution de leurs besoins, sans la charge des achats à forte intensité de capital et des investissements initiaux importants. Les OPC peuvent offrir des plans d’adhésion et des crédits, en répondant aux besoins individuels grâce à des services intégrés. 

Un gain pour toutes les parties concernées 

Les modèles PaaS ont également un sens économique pour les fabricants de produits de technologie verte. En conservant la responsabilité de leurs produits, les fabricants bénéficient de flux de revenus récurrents grâce à des contrats de services continus plutôt qu’à des ventes ponctuelles, ce qui leur assure un flux de trésorerie prévisible. Il encourage également la conception de technologies plus durables, réparables et recyclables, qui à leur tour soutiennent l’économie circulaire. 

Les fabricants sont idéalement positionnés pour mettre en œuvre des modèles PaaS, car ils ont une connaissance approfondie des produits, un contrôle sur le développement des produits, l’accès à des données opérationnelles détaillées et la capacité de solutions d’échelle. Ceux qui mènent la transition vers des modèles commerciaux axés sur les services offrent une valeur importante aux clients et différencient leur marque dans un marché concurrentiel. 

Une voie collaborative vers la durabilité 

La collaboration est essentielle pour réaliser la promesse de PaaS dans l’ensemble du secteur des technologies vertes. Les marchés de produits tels que les panneaux solaires et les chargeurs d’EV sont caractérisés par un écosystème complexe et fragmenté avec différentes interdépendances entre les différents acteurs. Par exemple, la plupart des fabricants de panneaux solaires sont largement installés à l’extérieur de l’UE, tandis que les petits acteurs régionaux s’occupent d’installations pour des besoins résidentiels et les petits et moyens commerces. 

La fragmentation du marché peut rendre l’adoption de PaaS plus difficile, car ces modèles circulaires reposent sur une approche écosystémique globale. Bien que l’industrie ait connu une certaine consolidation, les principaux acteurs acquérant de plus petites entreprises ou formant des partenariats, une plus grande collaboration est nécessaire pour que ces modèles commerciaux circulaires soient viables et attrayants pour les utilisateurs finaux. 

Les pressions réglementaires et les objectifs de durabilité des entreprises sont à l’origine de la demande de solutions plus écologiques, mais les modèles de propriété traditionnels ne conviennent plus à cette transition. En passant de la propriété à l’utilisation ou aux services axés sur les résultats, PaaS ouvre la porte aux entreprises pour qu’elles adoptent les technologies vertes sans la charge des coûts initiaux, les aidant ainsi à rester du bon côté de la conformité dans le processus. 

Alors que les entreprises et les gouvernements du monde entier sont aux prises avec les réalités du changement climatique, l’adoption de technologies vertes est devenue une priorité essentielle. Des solutions d’énergie renouvelable à la mobilité durable, ces technologies ouvrent la voie vers la neutralité carbone. Cependant, un défi de taille réside dans les obstacles financiers et opérationnels à l’adoption de ces solutions à grande échelle. Les modèles PaaS peuvent-ils soutenir l’adoption des technologies vertes ? C’est là qu’interviennent les modèles Product-as-a-Service (PaaS), qui offrent une approche innovante en terme d’utilisation et de gestion et qui s’alignent parfaitement avec les principes de durabilité. 

Qu’est-ce que le PaaS ? 

Le PaaS fait évoluer le modèle traditionnel de propriété des biens et services vers l’utilisation de ceux-ci. Au lieu d’acheter directement des équipements de technologie durable, les utilisateurs paient pour les bénéfices qu’ils en retirent. Par exemple, une entreprise ayant besoin de panneaux solaires peut conclure un accord PaaS, payant ainsi un abonnement mensuel pour l’énergie produite, tandis que le fabricant conserve la responsabilité de la maintenance, des mises à niveau et du recyclage en fin de vie. 

Ce modèle est intrinsèquement circulaire, favorisant la gestion du cycle de vie des produits plutôt que la consommation à usage unique. Il réduit les déchets, encourage l’utilisation efficace des ressources et garantit que les produits soient conçus en tenant compte de la récupération en fin de vie. 

Accélérer la mobilité durable 

Le secteur des transports est en pleine transformation, sous l’impulsion d’une réglementation plus stricte en matière d’émissions, d’objectifs d’électrification et d’une demande croissante de solutions de mobilité propre. L’objectif de l’Union européenne d’atteindre 30 millions de voitures zéro émission d’ici 2030 souligne l’urgence de cette transition. 

Le PaaS joue un rôle central dans cette transition. Par exemple, pour les entreprises, les modèles PaaS regroupent les coûts des véhicules électriques (VE), des batteries et de l’infrastructure de recharge dans un seul contrat gérable. Les fabricants, les fournisseurs d’énergie et les institutions financières collaborent pour fournir un ensemble complet de services, couvrant l’installation, la maintenance et les mises à niveau. 

Des innovations telles que la batterie en tant que service (BaaS), les chargeurs solaires et la technologie Vehicle-to-Grid (V2G) s’intègrent naturellement aux modèles PaaS. En réduisant les coûts initiaux et en regroupant les services, le PaaS rend la mobilité durable plus accessible aux entreprises et aux consommateurs. 

Promouvoir les énergies renouvelables 

L’adoption des énergies renouvelables est essentielle pour atteindre les objectifs climatiques, mais les coûts initiaux élevés freinent souvent les investissements. Les modèles PaaS répondent à cette problématique en proposant des paiements mensuels prévisibles, rendant des solutions telles que les panneaux solaires, les pompes à chaleur et l’éclairage LED plus accessibles financièrement. 

Par exemple, les contrats d’énergie solaire en tant que service, souvent structurés sous forme de contrats d’achat d’électricité, permettent aux clients de payer l’électricité produite par des panneaux solaires sans avoir à posséder ou entretenir le système. De même, les contrats d’éclairage en tant que service (Lighting-as-a-Service) incluent la maintenance, la surveillance et les mises à niveau en un seul service, ce qui réduit les coûts et améliore l’efficacité pour les utilisateurs. 

Les économies de bouts de chandelle, aggravées par les effets croissants du changement climatique – comme les catastrophes naturelles et les conditions météorologiques imprévisibles – poussent à l’adoption d’outils numériques, qui promettent de réduire les coûts d’exploitation et d’améliorer la précision. Les modèles PaaS s’appuient sur la gestion numérique des actifs, ce qui permet aux agriculteurs de disposer des données nécessaires pour contrôler l’utilisation et les performances des équipements comme jamais auparavant. Ces données peuvent porter sur les niveaux d’humidité du sol, les fluctuations de température et le comportement du bétail. Elles leur permettent de mieux gérer les cultures, de minimiser les déchets et de relever les défis qui les attendent. 

Avantages pour les fabricants de technologies vertes 

Pour les fabricants, le PaaS offre une stabilité financière grâce à des flux de revenus récurrents et à un engagement plus profond des clients. En conservant la responsabilité des produits, les fabricants peuvent récupérer des matériaux précieux à la fin du cycle de vie de l’équipement, ce qui atténue les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et les pénuries de matières premières. Les services groupés tels que la maintenance et l’analyse des données créent des points de contact supplémentaires, améliorant la fidélité et la satisfaction des clients. 

De plus, le PaaS aide les fabricants à répondre aux exigences réglementaires en matière de conception et de recyclage durables, tout en réduisant leur empreinte environnementale. 

La voie à suivre

Alors que le secteur des technologies vertes continue d’évoluer, les modèles PaaS apparaissent comme un catalyseur essentiel du développement durable. Ils proposent une approche novatrice pour surmonter les obstacles financiers, opérationnels et environnementaux, accélérant ainsi l’adoption des technologies vertes. 

En alignant les incitations économiques sur les objectifs de durabilité, le PaaS représente un modèle gagnant-gagnant pour les fabricants et les utilisateurs finaux, ouvrant la voie à un avenir plus vert et plus durable. 

Pour plus d’informations sur la façon dont le PaaS révolutionne les technologies vertes, téléchargez notre rapport complet.